Section cuisine du terroir

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Cette section du site présente plusieurs recettes de cuisine traditionnelle du Québec.

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par PPL, le 22 Mai 2010



Notre patrimoine agricole


Les Canadiens-français, étant à l’origine des colonisateurs et des bâtisseurs, se sont d’abord spécialisés dans l’agriculture, la base même de tout établissement durable dans un ‘nouveau-monde’. Au fil des années nos ancêtres ont, comme plusieurs autres peuples, crée leurs propres races d’animaux d’élevage, parfaitement adaptés au climat et aux besoins de la Nouvelle-France et du Québec d’aujourd’hui. Ces espèces ont grandi et accompagné nos ancêtres à travers les âges leur permettant de subvenir à leurs besoins et à la grande tâche du défrichage.

De nos jours ces races, tout comme la nôtre, ont leurs hauts et leurs bas, et certaines recommencent à être réutilisées et revalorisées. Elles demeurent une partie intégrante de notre patrimoine mais sont aussi méconnues.

Je vais donc vous présenter la poule Chanteclerc, la vache Canadienne et le Cheval canadien .

La Poule Chanteclerc

En l'an 2000 la poule Chantecler a été officiellement reconnue comme race du patrimoine. C’est une poule parfaite pour la production familiale. Cet oiseau peut fournir viande et oeufs car les coqs adultes pèsent de 9 à 10 livres. Les poules sont de bonnes pondeuses sans excès, ce qui permet une plus longue carrière de pondeuse. Ces poules sont également reconnues pour résister au froid et pondre en condition hivernale, sans chauffage dans un simple poulailler.

La poule Chanteclerc, longtemps menacée d'extinction, sera commercialisée en 2009. L'oiseau avait été développé au début du 20e siècle par un père trappiste de manière à supporter les hivers rigoureux.

La Vache Canadienne

Historique

La race de bétail canadienne est unique au Canada. La fondation de la race est basée sur des animaux importés de la région de la Normandie en France, de 1608 à 1610. Les importations subséquentes ont été effectuées à partir de la Bretagne et de la Gascogne. On ne possède aucune indication sur le type de bétail qui a été importé et aucun effort n’a été fait pour élever les différentes races séparément. L’effet de « melting pot » a dominé. Alors que la population restait largement fermée aux autres races, elle a éventuellement pris une apparence et une conformation qui lui était propre et a elle été désignée comme la race « Canadienne » ou « Canadienne noire » ou « Canadienne française ».

En 1850, le Parlement canadien a été avisé que les bovins de race Canadienne étaient les seuls au Québec, sauf pour quelques troupeaux de sujets Ayrshire et Shorthorn. En 1653, le Conseil de l’agriculture a commencé à décourager les éleveurs d’élever ces bovins. C’est ainsi que vers 1880, « il y avait à peine un Canadien français dans la province qui considérait assez sa vache pour lui donner plus d’attention qu’à son chien ». C’est à ce moment que deux ou trois personnes ont décidé de sauver la race d’extinction en mettant sur pied une nouvelle association de race. En 1886, un livre généalogique a été ouvert. En 1895, l’Association des éleveurs de bovins canadiens français a été fondée. La nouvelle race « La Canadienne » demeure aujourd’hui la seule race laitière à avoir été développée dans le continent nord-américain.

Récents développements dans la race

Le gouvernement provincial du Québec a toujours démontré un vif intérêt pour la race Canadienne et, en fait, a conservé son propre troupeau jusqu’à ce qu’il soit détruit lors d’un incendie survenu en 1983. Au début des années 1970, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) s’est inquiété du niveau de consanguinité à l’intérieur de la race Canadienne et aussi du fait qu’elle était dépassée par les autres races laitières en matière d’amélioration de la qualité du pis et de la production. La décision fut prise d’introduire la génétique de la race Suisse Brune dans la race. Au début, les éleveurs ont été très divisés quant à cette décision. Toutefois, à mesure que les résultats ont été connus, de plus en plus d’éleveurs ont adopté cette pratique. En rétrospective, l’on peut dire que l’introduction du sang de la race Suisse Brune a résulté en des améliorations significatives en matière de performance mais que l’absence de mesures de contrôle a mené jusqu’au point où la race Canadienne est devenue à risque d’être complètement dominée par l’utilisation incontrôlée de la génétique Suisse Brune.

Heureusement pour la pureté de la race, un frein a été mis à cette pratique et un taureau doit avoir un degré de pureté de 15/16 pour être enregistré et utilisé comme géniteur. Pour y arriver, le MAPAQ a donné un soutien financier à un programme connu sous le nom de Projet Embryon Plus. Ce projet avait pour objet d’identifier des vaches pures à 100 % et de les utiliser dans des programmes de récolte d’embryons en utilisant pour les accouplements des taureaux eux aussi purs à 100 %. Le but était de développer une banque d’embryons avec un degré de pureté de 100 % et de les rendre disponibles périodiquement. En 2000-2001, 30 embryons ont été mis à la disposition des troupeaux membres pour être implantés chez des receveuses dont les veaux étaient élevés dans ces troupeaux. Les veaux mâles étaient évalués et les meilleurs étaient sélectionnés pour la récolte de semence et leur utilisation comme géniteurs à l’intérieur de la race. Les femelles étaient aussi inspectées et évaluées afin d’être utilisées comme vaches donneuses dans le cadre du programme. Une fois que les engagements vis-à-vis des animaux avaient été rencontrés, ils devenaient la propriété du membre à qui appartenait le troupeau où ils étaient nés.

Avenir de la race

Les éleveurs québécois démontrent de l’enthousiasme vis-à-vis de la race et une association de race bien organisée et active amène des effets positifs. Cette race donne des bons résultats dans des systèmes de gestion peu exigeants en matière de production, ce qui la rend attrayante dans un contexte de pâturage. Son profil s’est élevé grâce à son statut patrimonial officiel qui lui a été accordé par le gouvernement provincial en 1999.

Caractères de reproduction;

La race est renommée pour sa fertilité et sa facilité de vêlage supérieures.

Rusticité;

La race Canadienne a acquis une rusticité exceptionnelle et s’est adaptée aux difficiles conditions environnementales canadiennes.

Utilisation;

La Canadienne est considérée comme une des races les plus productives parmi les races très anciennes et rustiques au monde. La vache Canadienne est une productrice très efficace, reconnue pour le niveau élevé de gras et de protéine de son lait qui possède d’excellentes qualités pour la fabrication de fromage. Elle est aussi reconnue pour sa grande capacité pour le pâturage. Cela, de même que le fait qu’elle est une des races laitières avec la plus petite taille, font de la race Canadienne un choix attrayant pour les producteurs laitiers intéressés à produire du lait en utilisant un système de gestion à pâturage intensif. La race Canadienne leur permettra d’envoyer les animaux au pâturage plus tôt au printemps et plus tard à l’automne lorsque les conditions de pâturage humide feraient en sorte que les animaux plus imposants pourraient occasionner des dommages aux champs.
Source

Le Cheval Canadien: la plus veille race de cheval en Amérique du Nord

Formation de la race

Le cheval était inexistant sur le continent américain au moment de l'arrivée des premiers Européens. Les Espagnols débarquèrent alors des chevaux au Mexique (Cortez) en Floride (de Soto), les Anglais en plusieurs lieux des 13 colonies d'origine, les Hollandais à New York et les Français à Port-Royal (le cheval acadien) et à Québec (le cheval canadien). Il n'y aura pas de contacts entre les différents contingents avant fort longtemps.

La Nouvelle-France, qui deviendra beaucoup plus tard le Canada, était alors une province de France, comme la Normandie ou la Champagne. C'est à ce moment que Louis XIV ordonne de créer un haras royal dans chacune de ses provinces. En Nouvelle-France, la situation est plus complexe du fait de l'absence totale de chevaux sur le territoire. À partir de 1665, on envoie donc des juments et des étalons pour les y établir.

Environ 82 chevaux auraient été envoyés en Nouvelle-France entre 1665 et 1671. Ils proviendraient des haras du Roi, lequel mettait sur pieds un haras par province française, mais il n'y a aucune preuve écrite de cette provenance. La seule certitude est que tous ces chevaux envoyés par Louis XIV provenaient de France.

Les premiers chevaux sont attribués à des communautés religieuses (Ursulines ...) et gentilshommes (monsieur de Saint-Ours, monsieur de Sorel, ...). Un contrat était alors établi entre le bénéficiaire et les fonctionnaires de Jean Talon, l'Intendant d'alors. Ce contrat exigeait que la personne prenne soin de l'animal, le fasse se reproduire et remette un poulain à l'administration sous les 3 ans. Les poulains étaient à leur tour redistribués selon les mêmes modalités et exigences.

Ce système a eu un fort succès et a vite fait exploser la population de chevaux en Nouvelle-France. Les 82 chevaux importés entre 1665 et 1671 donnèrent naissance à 13 000 en 1763.

On peut dire alors qu'une race est née. La population chevaline s'est développée en vase clos pendant près de 100 ans. Le cheval était la fierté des habitants de cette époque de la Nouvelle-France. Le cheval était si populaire que l'administration a dû tenter de limiter le nombre de chevaux. Pendant de nombreuses années, il y avait environ un cheval par cinq habitants. Ils servaient à tous les travaux, que ce soit pour le labour ou pour aller à l'église du village le dimanche matin. La messe du dimanche était souvent une occasion d'improviser des courses pour savoir quel était le cheval le plus vaillant du village. Ce comportement amena les premières limites de vitesse dans les villes.

C'est vers 1830 que les Anglais, obéissant à leur instinct de commerçant, tentent d'angliciser le cheval canadien par l'importation d'individus des races britanniques ou écossaises. Pendant les années 1850 et suivantes, la race canadienne fait face à des problèmes de discrimination . Les anglais disent vouloir améliorer la race en la croisant avec des chevaux de races anglaises. Comble de malheur, à la même époque, les États-Unis importent beaucoup de chevaux pour leurs besoins guerriers. À la fin du XIXe siècle, la population de chevaux canadiens est très basse et la race est en voie d'extinction.

En 1895, Édouard Barnard, le surintendant du Département d'agriculture du Québec demande au Dr J.A. Couture m.v. de fonder la Société des éleveurs de chevaux canadiens. Il ouvre un livre généalogique après une inspection méthodique de chevaux candidats au statut de cheval de race canadienne. En 1908, le Parlement du Canada s'intéresse lui aussi au dossier, fait reprendre l'inspection et permet l'ouverture du livre généalogique que l'on pourrait qualifier de moderne.

Histoire moderne

Le XXe siècle se partage en hauts et en bas. La compétition avec le cheval vapeur, d'abord de l'automobile puis du tracteur vient presque à bout du petit cheval de fer. Il n'en reste qu'environ 400 vers les années 1970. Les Canadiens-Français en sont fiers, ils décident alors de sauver leur cheval. C'est la campagne de sourdine, c'est le discours de la responsabilité et de la fierté qui a cours.

Le nombre de naissances enregistrées à la SECC a été assez stable de l'ouverture du registre au début des années 1900 jusqu'en 1980. Les enregistrements sont l'ordre de 25 à 50 poulains par année. En 1981, la ferme provinciale décide de procéder à la dispersion complète du troupeau La Gorgendière à Deschambault. À partir de cette date, le nombre de poulains enregistrés par année s'est mis à grimper pour atteindre un sommet en 1999-2000 avec environ 500 poulains. En moins de vingt ans, le nombre de naissances de chevaux enregistrés est multiplié par dix. Depuis l'an 2000, les naissances se sont stabilisées entre 450 et 500 poulains enregistrés par année.

L'histoire du cheval canadien est aussi l'histoire des colons français qui sont devenus les canadiens-français pour devenir les québécois. Au départ, les chevaux exportés en Nouvelle-France étaient destinés aux classes sociales plus hautes. Il faut savoir qu'en Europe, l'usage des chevaux était presque exclusivement réservé aux nobles. Les paysans n'avaient pas accès aux chevaux et devaient se contenter de bovins pour la traction animale. En Nouvelle-France, la population de chevaux a grossi de façon tellement rapide que toutes les couches de la société ont pu y avoir accès. Il devait y avoir en moyenne un cheval par famille avec un ratio calculé de un cheval pour cinq habitants. Quand de riches visiteurs européens venaient visiter la Nouvelle-France, ils étaient scandalisés de voir que les paysans possédaient des chevaux, et que pire, ces paysans osaient dépasser la carriole des nobles. L'administration a bien essayé de contrôler la population de chevaux, d'inciter les gens à élever plus de bestiaux et moins de chevaux, mais rien n'y fit, le cheval était trop populaire.

Durant le régime anglais, il y a eu de nombreuses tentatives pour assimiler les francophones. Les chevaux étaient une grande fierté des francophones, l'administration anglophone a fit donc la promotion du croisement des chevaux canadiens avec des étalons de races anglaises et des chevaux de trait comme le Percheron. Les francophones sont tombés dans la classe sociale la plus basse et leurs chevaux aussi. La population des chevaux canadiens s'est mise à tomber. La création de la SECC a permis de sauver la race. Même aux débuts des années 1900, les cultivateurs francophones n'étaient pas riches et bien peu avaient les moyens de faire enregistrer leurs chevaux canadiens. Avec l'arrivée de l'automobile, les classes supérieures de la société de l'époque ont vite remplacé les chevaux par les voitures. Ce fut la même chose dans les champs où les cultivateurs les plus riches remplacèrent vite le cheval par le tracteur. Le cheval perd son "statut social", et sa population va en diminuant. Durant les années 1950 et 1960, seuls les paysans les plus pauvres ou les inconditionnels des chevaux utilisent encore la traction hippomobile à la ferme. Ils vivent très modestement, le cheval passe de symbole de valorisation sociale à symbole de retard social et même parfois de pauvreté. Durant les années 1970, le cheval reprend doucement ses lettres de noblesse, mais est réservé à une élite faisant du sport équestre. Le gouvernement québecois travaille à rendre le cheval canadien plus attrayant pour les compétitions équestres dans sa ferme à Deschambault. À mesure que le cheval canadien reprend ses lettres de noblesse, sa population reprend en vigueur.

Petit à petit, la race se redresse. Les hommes politiques canadiens reprennent conscience de son importance. L'Assemblée nationale du Québec vote en 1999 une loi unanime déclarant les races chevaline et bovine canadiennes ainsi que la race de volailles Chantecler Patrimoine agricole du Québec.

De la même façon, le Parlement du Canada déclare en 2002(le 08 novembre 2001), le "Cheval canadien" Race nationale du Canada.

En 2007, la race du "cheval canadien" compte environ 7 000 sujets vivants.

Standard

Jument noire Le cheval canadien a une hauteur de 14 a 16 main (une main vaut 4 pouces ou 10 cm) au garrot. C'est un cheval de trait léger et d'équitation très polyvalent. Il est utilisé dans plusieurs disciplines équestres. Ses robes ou couleurs les plus répandues sont le noir, le bai ou alezane. Depuis quelques années, des sujets de couleur blanche ou crème sont apparus.

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Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantLe Lys 2. La fleur de lys : un héritage arabe des croisades ?

par Nomad, 08 Juil 2009


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Le Lys 2. La fleur de lys : un héritage arabe des croisades ?


C'est ce que l'on entend dire parfois, dans la lignée de l'émission "des Racines et des Ailes" en 2002, qui l'affirmait dans un sujet fouilli et apparemment bricolé dans l'urgence du contexte politique (*).

L'émission prétendait que la fleur de lys, signe de ralliement des royalistes et des amoureux de la France Eternelle, était d'origine palestinienne et nous venait de la rencontre avec l'Orient lors des Croisades. Qu'en est-il ?

La première Croisade fut déclenchée par le prêche de Clermont du Pape Urbain II le 27 novembre 1095, dans un contexte de persécutions contre les chrétiens d'Orient et contre les pélerins (rappelons ainsi la destruction du Saint Sépulchre de Jérusalem par le caliphe Al-Hakim, scandaleusement et volontairement oublié par les manuels d'histoire).

Selon la tradition, la fleur de Lys aurait été associée au trône royal par nul autre que Clovis lui-même. En tant que symbole de la virginité mariale, le lys permettait de manifester les liens entre la "France" (concept non valable à l'époque), et la Vierge Marie. Cette origine présumée n'est toutefois pas très utile en matière d'ornementation.

La fleur-de-lys apparait pour la première fois dans le grand sceau royal de Robert II le Pieux (996-1031), (**) soit près d'un siècle avant l'appel de Clermont.

Dans le monnayage royal, elle fait une discrète apparition sous Louis IX à partir de 1137 (***). Les monnaies royales ne se prêtaient pas jusqu'alors à une ornementation complexe, en raison de leur petite taille et de la répétition de décor géométrique ou stylisé pratiquement inchangé depuis l'époque carolingienne.

Ailleurs en Europe, la ville de Florence utilise l'emblême du Lys (dit florencé), allusion à son nom romain florentia et italien médiéval fiorenza (proche de fleur, également présent dans le nom de la cathédrale, Santa Maria del Fiore). Le Lys florentin est attesté depuis le haut moyen-âge.

C'est dans le fleuron, motif d'ornementation fréquent dès l'Antiquité, qu'il faut chercher le précurseur du lys, dans la lignée de la palmette et du lotus utilisés par les grecs. Dans l'artisanat Avar (envahisseurs de la Bulgarie à l'époque carolingienne), la fleur de Lys se retrouve sous une forme pratiquement moderne.

Au IX ème siècle, la célèbre statuette de Charlemagne (Louvre, dept des objets d'arts) est couronnée par quatre fleurons, esthétiquement très proches de la fleur-de-lys. Le passage du fleuron trilobé à la fleur-de-lys est peut être passé par l'Iris, souvent confondus en ornementation.

Bref, les sources historiques primaires manquent pour découvrir la véritable origine de la fleur de Lys royale française, laissant ainsi une bonne part à la légende et à l'imagination, voire à l'intervention divine. Mais son lien avec les croisades et l'orient est une invention.

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Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantLe Lys

par Nomad, 02 Juil 2009


Le Lys


-La fleur de Lys, le symbole des canadiens-français. Il est important de savoir ce qu’il y a derrière. Alors voici un petit condensé sur le sujet.


-La fleur de Lys est devenue à partir du Moyen Âge, d'or sur champ d'azur, l'emblème de la royauté française.


La fleur de lys a peu à voir avec le lys (Lilium sp) que l'on trouve dans -les jardins (utilisé plus rarement en héraldique sous le nom de lys (ou lis) de jardin).


-Pierre-Barthélemy Gheusi donne à la fleur de lys une origine plus guerrière que botanique : ce serait un embout de javelot gaulois (ou encore l'Angon des Francs) avec pointe et crochets.


-Quant au nom, Gheusi l'attribue à Louis VII de France le premier qui puisse avec certitude être cité comme ayant porté et arboré « Fleurdelys » phonétiquement, sinon identique, en tout cas très proche de « Flor de Loys » (Fleur du Roi Louis).


-On prêtait surtout à Clovis un blason à trois crapauds (ou grenouilles). Si le blason moderne des rois de France doit quelque chose à celui de Clovis, c'est le nombre 3 : on peut voir dans la réduction de 1375 du semi de lys à trois lys une tentative d'enraciner plus profondément une dynastie, en jouant sur une ambiguïté de forme (de bonne foi ou non… voir ci-dessous l'hypothèse de la « dérive » graphique…).


-Parmi les hypothèses donnant à la fleur de lis des origines religieuses, citons cette légende rapportée par Pernette Rickli-Gros et Béatrice Obergfell dans un ouvrage daté de 2007 intitulé "Genève et ses mystères - Flâneries insolites dans l'histoire" : dans l'ancienne forêt de Saint-Germain-en-Laye, près du château de Montjoie où la tradition a fait séjourner le couple royal, vivait près d'une fontaine un ermite que la très chrétienne reine Clotilde avait l'habitude de venir consulter. Un jour qu'elle était en prière avec le saint homme, un ange leur serait apparu et lui aurait demandé de remplacer l'écusson de son mari portant trois croissants ou trois crapauds par trois fleurs de lys qui brillaient d'une couleur d'or sur la plaine de l'actuel Joye-en-Val.


-La fleur de lys indiquait traditionnellement la direction du nord sur les cartes.


-On le retrouve sur les monnaies grecque, romaine et Gauloise.






-Le Lilium candidum est lié à la Vierge Marie depuis un millénaire. Auparavant, il était lié au Christ. Il symbolise la pureté. Il est le seul à garder une rosace de feuilles en hiver. Ses fleurs blanches ont un parfum suave qui peut être enivrant.


















-Il devint l’emblème des rois de France au XIIIe siècle bien qu’il fût déjà lié au trône depuis 1179. Certains disent que Louis VII avait choisi le lys marial car il symbolisait son voeu de placer son royaume sous la protection de la Vierge Marie. À ce moment, les trois pétales signifiaient « Foi, sapience, chevalerie ». D’autres pensent que Clovis, qui gagna une bataille décisive en se cachant dans la rivière Lys avec des iris, prit la fleur comme emblème en reconnaissance. Au cours des siècles, l’emblème s’est retrouvé partout, faïences, tissus, monuments… Jusqu’à la révolution, où il devient le symbole à faire disparaître.


-C’était le drapeau français lors de la Nouvelle-France.


-Dans la mythologie grecque, on raconte que c’est le lait d’Hera, déesse protectrice du mariage, qui aurait fait la voie lactée. Il serait retombé un peu de lait sur terre, ce qui aurait donné le lys. Plus concrètement, le lys est originaire d’Orient. Là-bas, il était cultivé pour son parfum et sa beauté. En Egypte et en Perse, le lys était considéré comme une fleur sainte. Le lys est une fleur imposante. Il peut mesurer jusqu’à deux mètres de haut. C’est pour cela que les rois l’ont souvent tenu comme un sceptre.

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Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantPaspébiac

par creepingdeathgore, 07 Juil 2009


Paspébiac


Voilà un vidéo d'où je viens où il est montré l'histoire un peu de Paspébiac avec le vieil accent. Paspébiac un village en Gaspesie qui été très fort sur la pèche!

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Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantTraditions et coutumes canadienne-française

par Nomad le 01 Juin 2009


Traditions et coutumes canadienne-française


Voici quelques traditions passées et présentes. C’est important de les préserver et peut-être même en faire revivre quelques unes dans nos familles. Rien de mieux pour développer le sentiment identitaire chez nos enfants!

La Sainte Catherine

Le 25 novembre on en profite au Québec pour taquiner les vieilles filles. Les vieilles filles sont toutes des femmes qui ont 25 ans ou plus et ne sont pas encore mariées. Ce jour là, la patronne des vieilles filles, Sainte-Catherine, et les vieilles filles sont coiffées d'un bonnet blanc pour qu'on les reconnaisse tout de suite. Pour les enfants il y a des bonbons qu'on appelle « la tire Sainte-Catherine ». Cette tradition est originaire de Normandie.

Le poisson d'avril

En l'an 1564 le roi de France, Charles IX a décidé que la nouvelle année ne commencerait plus le 1 er avril, mais le 1 er janvier. Il y avait des gens qui étaient mécontents de ce changement. Pour se moquer d'eux on leur offrait des cadeaux inutiles. On a appelé ces cadeaux « poissons d'avril » parce que l'ouverture de la pêche se faisait en même temps. Aujourd'hui les Québécois passent parfois des semaines à préparer des blagues pour leurs amis ou la famille. Les enfants découpent des poissons de papier et les collent dans le dos de leurs copains pour marquer un sot.

La galette des rois

Autrefois en janvier, les maîtresses cachaient deux fèves dans un gâteau. Les deux personnes qui trouvaient les fèves étaient reine et roi de la soirée.

Aujourd'hui, on peux acheter les galettes des rois dans les boulangeries. Normalement deux couronnes en papier sont offertes par la boulangerie pour la reine et le roi de la soirée.

La demande en mariage

Les jeunes hommes au Québec avaient le droit de voir leur aimée après leur travail sur le balcon de la famille de la fille. La famille veillait bien à ce qu'il se passait entre les amoureux. Pour pouvoir marier la fille, le jeune homme devait faire la Petite et la Grande Demande. La Petite Demande se faisait à son aimée. C'était une demande plutôt formelle. C'était surtout la Grande Demande qui posait des problèmes. C'était la demande en mariage qui se faisait en privé au père de sa future femme.

L'eau de Pâques

Avant le lever du soleil, le père et les enfants, partaient pour chercher de l'eau dans une rivière. Les gens croyaient que cette eau avait des pouvoirs bénéfiques. Elle pouvait guérir des maladies, protéger la maison et la famille des dangers et des mauvais esprits. Il était important de récolter l'eau de Pâques avant le lever du soleil, sinon, elle n'était plus pure. Image

Le jour de l'An

Autrefois les hommes d'un village passaient de maison en maison pour collectionner des dons pour les pauvres du village. Ils récoltaient surtout des produits naturels (des produits de la ferme). Cette tradition qui avait lieu le 31 décembre s'appelait « la guignolée », c'est pourquoi les hommes ont pris le nom « les guignoleux ». Pour annoncer l'arrivée des guignoleux les enfants du village les précédaient en faisant du bruit avec des bâtons.

L'après-midi, la famille se retrouvait chez les grands parents. L'homme le plus vieux donnait sa bénédiction à sa famille. Ce soir là, on oubliait toutes les disputes et recommençait la nouvelle année en harmonie. Pour se souhaiter une bonne année, il était aussi évident de se souhaiter « le paradis à la fin des jours ».

Après la messe au jour de l'an, il était traditionnel de souhaiter une bonne année à toutes ses connaissances. Cela pouvait durer très longtemps. C'est pourquoi on prenait un bon repas en rentrant chez soi.

Le charivari

Voilà une coutume qui faisait bien le bonheur des uns aux dépends des autres. En effet, lors d'un mariage où les âges des conjoints étaient trop différents, ou que le mariage était jugé trop intéressé ou encore qu'un veuf ou une veuve manifestait une hâte un peu trop évidente à se remarier, les voisins du nouveau couple ne tardaient pas à manifester leur désapprobation. On se réunissait devant la maison des nouveaux mariés, le soir des noces autant que possible, munis de toutes sortes d'instruments susceptibles de mener le plus de vacarme possible. Puis, à l'aide de leurs casseroles, cornets, grelots et trompettes, on faisait la fête, on chantait et on dansait jusqu'aux petites heures de la nuit. Pas très romantique! Le charivari était tradition également dans d'autres situations. Par exemple, lorsqu'un candidat était défait aux élections, les membres du parti adverse gagnant lui réservait souvent un charivari. Image

Le Mardi-Gras

Entre les rois et le carême s'étendait la période du carnaval. Il ne s'agissait pas d'un carnaval organisé par les autorités comme c'est le cas de nos jours, mais d'un événement entièrement populaire. Le soir du Mardi-Gras, les carnavaleux s'en donnaient à cœur joie. Vêtus de vieilles hardes rapiécées, on allait de maison en maison en traîneau à bâtons pour y boire, manger, danser et bien sûr se réchauffer un peu. Par la même occasion, les carnavaleux récoltaient des victuailles pour les familles pauvres de la paroisse. Oui, nos ancêtres avaient vraiment le sens de la fête bien développé!

Le feu de joie

Depuis les débuts de la Nouvelle-France, les Habitants s'adonnaient à une pratique qui a survécu jusqu'à nos jours; les feux de joie de la Saint-Jean-Baptiste.

La fête prend ses origines il y a plus de 2000 ans, dans l'Europe pré-chrétienne. Elle était originellement la célébration païenne du solstice d'été. Au début, cette fête se célébrait le 21, mais avec l'arrivée du christianisme, on l'a facilement assimilée à la fête de Saint-Jean Baptiste, le 24. En effet, les deux fêtes font référence au symbole de "la lumière"; le soleil du solstice d'été et St-Jean qui ouvre la voie à la lumière; Jésus-Christ. Les anciens allumaient un grand feu le soir en l'honneur du soleil, et cette tradition s'est perpétuée dans l'ère chrétienne.

Avant la révolution française, la St-Jean Baptiste était une fête très populaire en France. Dans la nuit du 23 au 24 juin à Paris, le roi de France lui-même allumait le feu de la Saint-Jean. Une fois en terre d'Amérique, les Français continueront de souligner cet événement: les "Relations des Jésuites" font allusion à cette coutume dès 1636. Le 24 juin de cette année-là, le gouverneur de Québec, monsieur de Montmagny, fit tirer cinq coups de canon. Les premiers feux de la Saint-Jean en Nouvelle-France datent de 1638. Cette pratique fut amenée sur les rives du Saint-Laurent par les premiers colons venus de France. Les feux étaient accompagnés de danses et de chants.

Le ramancheur

Lorsque les ancêtres s'étaient donné un tour de rein, foulé un pied ou cassé un bras, ils faisaient appel aux services du ramancheur (ou rebouteur) du canton. À l'époque, on était ramancheur de père en fils. Il s'agissait d'un spécialiste des massages musculaires capable également de replacer les différents os du corps. Un bon ramancheur n'avait besoin que d'un seul outil: ses mains. Les gens de l'époque n'hésitaient pas à affirmer que cet homme avait le miracle au bout des doigts. Il était aussi capable, lorsque c'était nécessaire, de confectionner un plâtre ou une paire de béquilles. Tout bon ramancheur qui se respecte n'exigeait jamais de paiement. Les gens se montraient toutefois généreux à son égard, le récompensant en argent lorsque possible et en nature (animaux ou nourriture) lorsqu'ils étaient trop pauvres. Le métier de ramancheur disparut avec l'apparition de la médecine moderne ainsi que la menace d'amendes et d'emprisonnement pour "pratique illégale".

La mi-carême

Cette ancienne tradition catholique qui trouve ses origines dans le Moyen-Âge traversa l'Atlantique avec les premiers colons français qui vinrent s'établir en Amérique. Le but de la célébration était de briser les 40 jours de privation et de jeûne qui précèdent Pâques. On profitait alors de ce répit pour fêter, danser, festoyer et boire. Chez nous, la fête prit une autre tournure. À chaque année, les hommes se déguisaient et allaient de maison en maison pour s'amuser et jouer des tours à leurs voisins. Malheureusement, dans les années 1920, cette tradition rurale fut largement abandonnée au Québec parce que dénoncée par l'Église catholique comme étant une célébration païenne. Mais elle persiste encore aujourd'hui dans quatre villages francophones relativement isolés: Natashquan (sur la rive nord), Fatima (aux Îles-de-la-Madeleine), Chéticamp (en Acadie, Nouvelle-Écosse) et surtout à Saint-Antoine-de-l'Isle-aux-Grues (situé 55 km à l'est de Québec). Les costumes que les villageois portent à cette occasion sont maintenant superbes et d'un faste surprenant!

Pour voir cette fete ; http://www.isle-aux-grues.com/

L'épluchette de blé d'Inde

Une autre tradition qui s'est perpétrée jusqu'à nos jours est la fameuse épluchette de blé d'inde. À l'époque, l'épluchette était une corvée qui se répétait dans différentes familles du canton et qui réunissait voisins, familles et amis au début de l'automne. La corvée servait bien sûr de prétexte à des réjouissances. Dans les épis jusqu'aux genoux, on épluchait en groupe et dans une atmosphère de fête les réserves de maïs d'une famille avant la tombée de l'hiver. Les jeunes gens aimaient particulièrement l'événement parce que la découverte d'un épi rouge leur donnait droit à un baiser de leur belle!

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Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantL'Arbre de Mai : Fête Européenne

par Nomad le 01 Juin 2009


L'Arbre de Mai : Fête Européenne


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" France : Elle date du temps des Celtes, grands adorateurs de la forêt. Au Moyen-Âge, les paysans et les villageois qui dansaient autour du Mai étaient nommés les pastoureaux et ces pâtres qui dansaient sous les murs du château dans les faux bourgs étaient des mainteneurs de la "vieille coutume". C'est ainsi qu'ils donnèrent leur nom aux mouvements populaires de caractère "hérétique" du XIII et du XIV siècle : les Pastoureaux ! Et, c'est à la cour, c'est à dire dans la cour du château ou Bourg que l'on dressait l'Arbre de Mai, à la croisée des deux "mails" orientés, mais on y dansait alors des danses plus "courtoises", plus élaborées.

Au XVII siècle, les clercs de la Basoche avaient le privilège de couper dans le bois de Vincennes un arbre qu'ils plantaient ensuite avec solennité dans la cour du Palais. Puis elle devint une coutume encore observée dans une grande partie de la France à l'égard des maires, que celle de planter devant la maison des personnes d'une fonction ou d'un rang élevé, un arbre ou un gros rameau de verdure, appelé l'Arbre de Mai. Lorsque quelqu'un se présentait aux élections, s'il était élu pour la première fois, ses voisins et ses colistiers venaient chez lui pour planter un arbre en son honneur. C'était l'occasion d'un bon repas, bien arrosé entre tous. L'arbre était généralement un sapin ébranché auquel on ne conservait que la cime. Il était décoré d'un drapeau tricolore, parfois d'une couronne de fleurs, et on y fixait une planche sur laquelle était écrit : "Honneur à notre élu". Cette tradition se perpétue encore aujourd'hui, surtout pour les élections municipales. Les "mais" ne sont pas toujours des sapins, ce sont parfois d'autres essences d'arbres : chênes, bouleaux, pins sylvestres ....

Autres pays européens : En Belgique, le mois de mai connaît aussi la fête du "meiboom" qui réactualise l'acte primordial de la régénération cosmique. L'arbre symbolise ici l'ensemble des forces de la Nature domestiquées par les Ancêtres, les héros et les dieux primordiaux. Transporté dans les rues, l'arbre de Mai distribue à tous les habitants la force qu'il contient. Cette communion est stimulée par des danses et des chants. La joyeuse tournée qui s'ensuit passe dans chaque maison pour quémander des victuailles. Les dons de mai, trait commun aux cultures européennes, contiennent néanmoins toujours des oeufs, des fruits secs, et des gâteaux spécifiques, symboles de l'indestructibilité de la vie.

En Angleterre, en Autriche et en Allemagne ainsi qu'en Espagne (maypole, maibaum, maggiolata), on plante l'arbre de mai. Symbole de la végétation et de la vie inépuisable, l'arbre décoré est conduit en cortège et érigé sur la place centrale afin de transmettre à la communauté sa force et sa vigueur.

Nouvelle-France : Une fête fut organisée par Frontenac en 1675 lors de la création de la milice dans toutes les paroisses de la Nouvelle-France. Le 1er mai, les miliciens de chaque paroisse plantaient devant la maison de leur capitaine, un mat muni d'une girouette en son sommet ou un sapin ébranché pour ne conserver que la cime de l'arbre. Le capitaine de milice, après avoir pris une lampée d'eau de vie et tiré du mousquet, passait la cruche à ses miliciens pour qu'ils en fassent de même. Puis tout ce beau monde entrait dans sa maison pour manger, boire et danser. Ils ressortaient de temps en temps à l'extérieur pour tirer du fusil en direction du sommet du "mai" et en profitaient aussi pour se taper un coup derrière la cravate. La fête se poursuivait toute la nuit jusqu'au petit matin.

Cette fête a vite été délaissée après la signature de la Grande Paix. La mère patrie ayant reniée puis oubliée sa colonie, les canadiens furent probablement tenus dans l'ignorance de l'intérêt qui lui était toujours réservée en France lors d'élections municipales. De plus, les habitants n'avaient que faire de la signification cosmique de l'Arbre de Mai en ces temps où la religion catholique dictait conduite et moeurs. De nos jours, l'Arbre a été abandonné au profit du Mois par le gouvernement québécois qui a proclamé le mois de mai comme étant le mois de l'arbre et des forêts. Mai, le mois, étant le seul lien avec cette fête européenne de l'Arbre de Mai.» Claude Desjardins.




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Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantD'où vient l'accent des Québécois ?

par Nomad, 24 Mai 2009


D'où vient l'accent des Québécois ?


Longtemps nous avons entendu dire par les ‘élites’ de la société québécoise que notre accent est vulgaire, qu’on parle mal le français, que nous devons réapprendre à parler correctement. Ce reportage et ce livre nous explique l’origine de notre patois ou joual et pourrait en surprendre plus qu’un! Nous avons en fait été fidèle au parlé de nos ancêtres et ce sont les Français qui ont changé leur manière de parler. Alors les Québécois parle t-il un Français plus original que les français eux même ?

Le livre est disponible en librairie.



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Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantDrapeau de Carillon - poème patriotique

par Nomad, 11 Juin 2009


Drapeau de Carillon - poème patriotique


Octave Crémazie (1827-1879) est un écrivain et un poète québécois (Canada).

Né à Québec, le 16 avril 1827. Après ses études faites au Séminaire de Québec, il devient associé en librairie avec ses deux frères Jacques et Joseph. Il consacre ses loisirs à la lecture et à la poésie. Il publie ses premiers vers dans le Journal de Québec. Les principaux poèmes qu'il a composés furent plus tard recueillis par ses amis et réunis en volume. Des revers de fortune, dans lesquels il se trouva gravement compromis, l'obligèrent, en 1862, à quitter Québec et son pays. Crémazie se réfugia en France. Il vécut, à Paris, pauvre et isolé, sous le nom de Jules Fontaines. Il mourut au Havre le 16 janvier 1879. Crémazie est l'un des plus populaires des poètes canadien-français, à cause de ses chants si patriotiques, et à cause aussi, sans doute, des infortunes de sa vie. Bien qu'il lui soit arrivé d'égarer parfois son inspiration sur des sujets étrangers, la Guerre d'Orient, Sur les Ruines de Sébastopol, Castelfidardo, il est sincèrement canadien.

Le Chant du vieux Soldat canadien, le Drapeau de Carillon, Mgr de Laval, la Fiancée du Marin, sont quelques-unes de ses poésies les plus connues. Le thème lyrique de la mort lui a suggéré l'un de ses meilleurs chants, intitulé les Morts. Crémazie avait commencé un long poème, la Promenade de trois Morts, où un réalisme de mauvais goût se mêle trop souvent à l'inspiration sentimentale de l'auteur. Il n'a pas eu le temps de finir ce poème qui n'eût peut-être rien ajouté à sa gloire.

Voici un de ses poèmes patriotiques…

LE DRAPEAU DE CARILLON(1)

Crémazie, Octave (1827-1879)

PENSEZ-VOUS quelquefois à ces temps glorieux,
Où seuls, abandonnés par la France, leur mère,
Nos aïeux défendaient son nom victorieux
Et voyaient devant eux fuir l'armée étrangère ?
Regrettez-vous encor ces jours de Carillon,
Où, sous le drapeau blanc enchaînant la victoire,
Nos pères se couvraient d'un immortel renom,
Et traçaient de leur glaive une héroïque histoire ?
Regrettez-vous ces jours où lâchement vendus
Par le faible Bourbon qui régnait sur la France,
Les héros canadiens, trahis, mais non vaincus,
Contre un joug ennemi se trouvaient sans défense ?
D'une grande épopée ô triste et dernier chant,
Où la voix de Lévis retentissait sonore,
Plein de hautes leçons ton souvenir touchant
Dans nos coeurs oublieux sait-il régner encore ?
Montcalm était tombé comme tombe un héros,
Enveloppant sa mort dans un rayon de gloire,
Au lieu même où le chef des conquérants nouveaux,
Wolfe, avait rencontré la mort et la victoire.
Dans un effort suprême en vain nos vieux soldats
Cueillaient sous nos remparts des lauriers inutiles ;
Car un roi sans honneur avait livré leurs bras,
Sans donner un regret à leurs plaintes stériles.
De nos bords s'élevaient de longs gémissements,
Comme ceux d'un enfant qu'on arrache à sa mère ;
Et le peuple attendait plein de frémissements,
En implorant le ciel dans sa douleur amère,
Le jour où pour la France et son nom triomphant,
Il donnerait encore et son sang et sa vie ;
Car, privé des rayons de ce soleil ardent,
Il était exilé dans sa propre patrie.
Comme au doux souvenir de la sainte Sion,
Israël en exil avait brisé sa lyre,
Et du maître étranger souffrant l'oppression,
Jetait au ciel le cri d'un impuissant délire,
Tous nos fiers paysans de leurs joyeuses voix
N'éveillaient plus l'écho qui dormait sur nos rives ;
Regrettant et pleurant les beaux jours d'autrefois,
Leurs chants ne trouvaient plus que des notes plaintives.
L'intrépide guerrier que l'on vit des lis d'or
Porter à Carillon l'éclatante bannière,
Vivait au milieu d'eux. Il conservait encor
Ce fier drapeau qu'aux jours de la lutte dernière
On voyait dans sa main briller au premier rang.
Ce glorieux témoin de ses nombreux faits d'armes,
Qu'il avait tant de fois arrosé de son sang,
Il venait chaque soir l'arroser de ses larmes.
Et le dimanche, après qu'aux voûtes du saint lieu
Avaient cessé les chants et l'ardente prière
Que les vieux Canadiens faisaient monter vers Dieu,
On les voyait se rendre à la pauvre chaumière,
Où, fidèle gardien, l'héroïque soldat
Cachait comme un trésor cette relique sainte.
Là, des héros tombés dans le dernier combat
On pouvait un instant s'entretenir sans crainte.
De Lévis, de Montcalm on disait les exploits,
On répétait encor leur dernière parole ;
Et quand l'émotion, faisant taire les voix,
Posait sur chaque front une douce auréole,
Le soldat déployait à leur yeux attendris
L'éclatante blancheur du drapeau de la France;
Puis chacun retournait à son humble logis,
Emportant dans son coeur la joie et l'espérance.
Un soir que réunis autour de ce foyer,
Ces hôtes assidu écoutaient en silence
Les longs récits empreints de cet esprit guerrier
Qui seul adoucissait leur amère souffrance,
Ces récits qui semblaient à leurs coeurs désolés
Plus purs que l'aloès, plus doux que le cinname ;
Le soldat, rappelant les beaux jours envolés,
Découvrit le projet que nourrissait son âme.
O mes vieux compagnons de gloire et de malheur,
Vous qu'un même désir autour de moi rassemble,
Ma bouche, répondant au voeu de votre coeur,
Vous dit, comme autrefois, nous saurons vaincre ensemble.
A ce grand roi pour qui nous avons combattu,
Racontant les douleurs de notre sacrifice,
J'oserai demander le secours attendu
Qu'à ses fils malheureux doit sa main protectrice.
Emportant avec moi ce drapeau glorieux,
J'irai, pauvre soldat, jusqu'au pied de son trône,
Et lui montrant de là ce joyau radieux
Qu'il a laissé tomber de sa noble couronne,
Ces enfants qui vers Dieu se tournant chaque soir,
Mêlent toujours son nom à leur prière ardente,
Je trouverai peut-être un cri de désespoir
Pour attendrir son coeur et combler votre attente."
A quelque temps de là, se confiant aux flots,
Le soldat s'éloignait des rives du grand fleuve,
Et dans son coeur, bercé des rêves les plus beaux,
Chantait l'illusion dont tout espoir s'abreuve.
De Saint-Malo bientôt il saluait les tours
Que cherche le marin au milieu de l'orage,
Et, retrouvant l'ardeur de ses premiers beaux jours,
De la vieille patrie il touchait le rivage.
De tout ce que le coeur regarde comme cher,
Des vertus dont le ciel fit le parfum de l'âme,
Voltaire alors riait de son rire d'enfer ;
Et d'un feu destructeur semant partout la flamme,
Menaçant à la fois et le trône et l'autel,
Il ébranlait le monde en son délire impie ;
Et la cour avec lui riant de l'Éternel,
N'avait plus d'autre Dieu que le dieu de l'orgie.
Quand le pauvre soldat avec son vieux drapeau
Essaya de franchir les portes de Versailles,
Les lâches courtisans à cet hôte nouveau
Qui parlait de nos gens, de gloire, de batailles,
D'enfants abandonnés, des nobles sentiments
Que notre coeur bénit et que le ciel protège,
Demandaient, en riant de ses tristes accents,
Ce qu'importaient au roi quelques arpents de neige !
Qu'importaient, en effet, à ce prince avili,
Ces neiges où pleuraient, sur les plages lointaines,
Ces fidèles enfants qu'il vouait à l'oubli !...
La Dubarry régnait : de ses honteuses chaînes
Le vieux roi subissait l'ineffaçable affront ;
Lui livrant les secrets de son âme indécise,
Il voyait, sans rougir, rejaillir sur son front
Les éclats de la boue où sa main l'avait prise.
Après de vains efforts, ne pouvant voir son roi,
Le pauvre Canadien perdit toute espérance.
Seuls, quelques vieux soldats des jours de Fontenoi,
En pleurant avec lui consolaient sa souffrance ...
Ayant bu jusqu'au fond le coupe de douleur,
Enfin il s'éloigna de la France adorée.
Trompé dans son espoir, brisé par le malheur,
Qui dira les tourments de son âme navrée ?
Du soldat, poursuivi par un destin fatal,
Le navire sombrait dans la mer en furie,
Au moment où ses yeux voyaient le ciel natal.
Mais, comme à Carillon, risquant encor sa vie,
Il arrachait aux flots son drapeau vénéré,
Et bientôt retournant à sa demeure agreste,
Pleurant, il déposait cet étendard sacré,
De son espoir déçu touchant et dernier reste.
A ses vieux compagnons cachant son désespoir,
Refoulant les sanglots dont son âme était pleine,
Il disait que bientôt leurs yeux allaient revoir
Les soldats des Bourbons mettre un terme à leur peine.
De sa propre douleur il voulut souffrir seul ;
Pour conserver intact le culte de la France,
Jamais sa main n'osa soulever le linceul
Où dormait pour toujours sa dernière espérance.
Pendant que ses amis, ranimés par sa voix,
Pour ce jour préparaient leurs armes en silence,
Et retrouvaient encor la valeur d'autrefois
Dans leurs coeurs altérés de gloire et de vengeance ;
Disant à son foyer un éternel adieu,
Le soldat disparut emportant sa bannière ;
Et vers lui revenant au sortir de saint lieu,
Ils frappèrent en vain au seuil de sa chaumière.

Sur les champs refroidis jetant son manteau blanc,
Décembre était venu. Voyageur solitaire,
Un homme s'avançait d'un pas faible et tremblant
Aux bords du lac Champlain. Sur sa figure austère
Une immense douleur avait posé sa main.
Gravissant lentement la route qui s'incline,
De Carillon bientôt il prenait le chemin,
Puis enfin s'arrêtait sur la haute colline.
Là, dans le sol glacé fixant un étendard,
Il déroulait au vent les couleurs de la France.
Planant sur l'horizon, son triste et long regard
Semblait trouver des lieux chéris de son enfance.
Sombre et silencieux il pleura bien longtemps,
Comme on pleure au tombeau d'une mère adorée,
Puis à l'écho sonore envoyant ses accents,
Sa voix jeta le cri de son âme éplorée :
" O Carillon , je te revois encore,
Non plus, hélas ! comme en ces jours bénis
Où dans tes murs la trompette sonore
Pour te sauver nous avait réunis.
Je viens à toi, quand mon âme succombe
Et sent déjà son courage faiblir.
Oui, près de toi, venant chercher ma tombe,
Pour mon drapeau je viens ici mourir.
" Mes compagnons, d'un vaine espérance
Berçant encor leurs coeurs toujours français,
Les yeux tournés du côté de la France,
Diront souvent : Reviendront-ils jamais ?
L'illusion consolera leur vie ;
Moi, sans espoir, quand mes jours vont finir,
Et sans entendre une parole amie,
Pour mon drapeau je viens ici mourir.
" Cet étendard qu'au grand jour des batailles,
Noble Montcalm, tu plaças dans ma main,
Cet étendard qu'aux portes de Versailles,
Naguère, hélas ! je déployais en vain,
Je le remets aux champs où de la gloire
Vivra toujours l'immortel souvenir,
Et dans ma tombe emportant ta mémoire,
Pour mon drapeau je viens ici mourir.
" Qu'ils sont heureux ceux qui dans la mêlée
Près de Lévis moururent en soldats !
En expirant, leur âme consolée
Voyait la gloire adoucir leur trépas.
Vous qui dormez dans votre froide bière,
Vous que j'implore à mon dernier soupir,
Réveillez-vous ! Apportant ma bannière
Sur vos tombeaux, je viens ici mourir."
A quelques jours de là, passant sur la colline,
A l'heure où le soleil à l'horizon s'incline,
Des paysans trouvaient un cadavre glacé
Couvert d'un drapeau blanc. Dans sa dernière étreinte,
Il pressait sur son coeur cette relique sainte,
Qui nous redit encor la gloire du passé.
O noble et vieux drapeau, dans ce grand jour de fête,
Où, marchant avec toi, tout un peuple s'apprête
A célébrer la France, à nos coeurs attendris
Quand tu viens raconter la valeur de nos pères,
Nos regards savent lire en brillants caractères
L'héroïque poème enfermé dans tes plis.
Quand tu passes ainsi comme un rayon de flamme,
Ton aspect vénéré fait briller dans notre âme
Tout ce monde de gloire où vivaient nos aïeux.
Leurs grands jours de combats, leurs immortels faits d'armes,
Leurs efforts surhumains, leurs malheurs et leurs larmes,
Dans un rêve entrevus, passent devant nos yeux.
O radieux débris d'une grande épopée,
Héroïque bannière au naufrage échappée,
Tu restes sur nos bords comme un témoin vivant
Des glorieux exploits d'une race guerrière ;
Et sur les jours passés répandant ta lumière,
Tu viens rendre à son nom un hommage éclatant.
Ah ! bientôt puissions-nous, ô drapeau de nos pères !
Voir tous les Canadiens, unis comme des frères,
Comme au jour du combat se serrer près de toi !
Puisse des souvenirs la tradition sainte
En régnant dans leur coeur, garder de toute atteinte
Et leur langue et leur foi !


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Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantDictionnaire Canadien-français

par Nomad, 10 Juin 2009


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Dictionnaire Canadien-français


Ce site nous présente notre vocabulaire particulier et explique ses origines! --------

Depuis maintenant plus d'un siècle, différents auteurs , des amateurs éclairés, des journalistes et des lexicologues ont tenté de cerner les particularités de la parlure des Canadiens ayant conservé en héritage un lien utilitaire et affectif à la langue française.

Trois oeuvres ont été retenues pour constituer ce site, soit:

— GLOSSAIRE FRANCO-CANADIEN et vocabulaire de locutions vicieuses utilisées au Canada. Par Oscar Dunn - Québec, 1880. (Avec une introduction de Louis Fréchette.)

— DICTIONNAIRE CANADIEN-FRANÇAIS ou lexique-glossaire des mots, expressions et locutions ne se trouvant pas dans les dictionnaires courants et dont l'usage appartient surtout aux Canadiens-français - Avec de nombreuses citations ayant pour but d'établir les rapports existants avec le vieux français, l'ancien et le nouveau patois normand et saintongeais, l'anglais, et les dialectes des premiers aborigènes . Sylva Clapin, Éditeurs : C. O. Beauchemin & Fils, 256, rue Saint-Paul, Montréal et Sylva Clapin, 7, Park Square, Boston - 1894.

— GLOSSAIRE DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA - contenant : 1. Les mots et locutions en usage dans le parler de la province de Québec et qui ne sont pas admis dans le français d'école. 2. La définition de leurs différen ts sens, avec des exemples. 3. Des notes sur leur provenance. 4. La prononciation figurée des mots étudiés. Et préparé par la Société du parler français au Canada avec le concours de ses membres, de ses correspondants et de ses comités d'étude. Québec, L'Action sociale Limitée, 103, rue Sainte-Anne, 1930).

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Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantCroix de montagne

par Nomad, 08 Juin 2009


Croix de montagne


Une « tradition » récente, remontant à la deuxième moitié du XIXe siècle, mais ayant des précédents très anciens, consiste à ériger des croix monumentales (au moins par leurs dimensions) sur le sommet des montagnes (voir par exemple Croix du Nivolet). C'est la survivance de rituels plus anciens de christianisation de lieux réputés possession du diable ou d'esprits maléfiques : inaccessibles, inexploitables à toute activité humaine, les sommets étaient souvent voués à saint Michel, adversaire traditionnel du diable. La croix était un signe de prise de possession de la religion catholique, parfois explicitement contre le protestantisme, comme la croix du Reculet, dans le Jura. Avec l'avènement de l'alpinisme, l'érection d'une croix, signal visible de loin, relève de l'acte religieux, mais tout autant de la fierté de la victoire de l'homme sur la nature. La Statue du Christ Rédempteur du Corcovado, au Brésil, peut par sa forme être considérée comme une des plus grandes croix monumentales. -------

En 1643, une croix en bois fut érigée par Paul Chomedey de Maisonneuve, fondateur de la colonie de Ville-Marie, pour accomplir un vœu qu'il avait fait à la Sainte Vierge après avoir prié pour l'arrêt d'une inondation dévastatrice.

En 1874, pour souligner son 40e anniversaire de fondation, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal énonce l’idée d’une croix sur le Mont-Royal en souvenir de celle de Maisonneuve.

Cinquante ans plus tard, le projet se réalise. Un comité des finances se forme. Des architectes préparent un plan. 104 200 bénévoles dont 4 200 adultes et 100 000 élèves de la province contribuent à la cause en offrant des timbres commémoratifs de la Croix du Mont-Royal. Les timbres se vendent 5 cents chacun. 10 000 $ sont ainsi amassés.

Les travaux de construction débutent le 16 mai 1924. La pierre angulaire de la croix est bénie par Mgr Alexandre-Marie Deschamps. La structure métallique est réalisée par la compagnie Dominion Bridge selon les plans de Pierre Dupaigne, prêtre sulpicien. Les travaux se terminent à la mi-septembre 1924, mais la croix n'est illuminée pour la première fois que la veille du Noël. L'entreprise Montreal Light, Heat and Power fournit l’électricité gratuitement.

En 1929, la Société Saint-Jean-Baptiste offre la croix en cadeau à la Ville de Montréal mais aucun document ne l’atteste. Malgré tout, la Ville de Montréal assumait l’entretien de sa structure et de son illumination. En juin 2004, une résolution du Conseil municipal de la Ville de Montréal approuve enfin cet acte de cession de la croix du Mont-Royal

La croix a notamment servi de lieu de pèlerinage lors du congrès eucharistique de Montréal en 1935.

En 1992, un système à fibres optiques facilite le transfert de couleur. Ce système a été inauguré le 15 mai dans le cadre des célébrations du 350e anniversaire de la fondation de Montréal.

Le 4 février 2009 se terminait d'importants travaux de restauration menés par la Ville de Montréal depuis 2007, une opération qui incluait notamment la remise en état des structures métalliques (extrêmement corrodées) et le remplacement du système d'éclairage utilisé depuis 1992.

Composée de diodes électroluminescentes polychromatiques (DEL), la nouvelle installation a une consommation énergétique de 3950 W, soit 550 de moins que l'ancien système à fibres optiques. Il est à noter que le changement de couleurs sera désormais contrôlable à distance.

Ces travaux auront coûté jusqu'ici près de 1,5 million de dollars. Un investissement supplémentaire d'environ 500 000$ est prévu en 2009 pour permettre d'achever l'aménagement autour du monument, incluant l'accessibilité et le mobilier urbain.

Structure et couleurs

La croix est haute de 33 m et ses bras s'étendent sur 10 m. Sa structure métallique composée de quelque 1830 pièces reliées par plus de 6000 rivets totalise un poids de 26 tonnes, reposant sur huit pilastres de béton.

La couleur des ampoules changent lors d’évènements spéciaux. De blanche, elle passe au violet pour souligner la mort d’un pape ou d’un roi. La couleur jaune indique un couronnement. En 1975, le bleu illuminait la croix pendant les festivités de la Saint-Jean-Baptiste.

Anecdote

En 1988, Hans Marotte avait enrubanné la croix d'une immense bannière Loi 101, geste qui lui avait valu une notoriété instantanée partout au Canada.

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par Nomad, 30 Mai 2009


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Les croix de chemin


Près de 3 000 croix de chemin sont aujourd’hui érigées le long des routes du Québec. Elles constituent un précieux héritage patrimonial. Les premières croix sont élevées par Jacques Cartier en signe de prise de possession du territoire. Plus tard, les pionniers font de même pour souligner la fondation d’un village, ainsi que l’habitant lorsqu’il prend possession de son lopin de terre. Plusieurs raisons amènent les Canadiens français à élever une croix de chemin : les cultivateurs en installent près de leurs champs pour invoquer une protection divine; le curé, pour indiquer l’emplacement d’une future église; les paroissiens en placent à mi-chemin du rang et s’y réunissent pour la prière du soir. Si les croix de chemin sont d’abord des objets religieux, leur caractère patrimonial s’affirme peu à peu en imprimant d’un cachet particulier les campagnes québécoises, puis en devenant des objets culturels témoignant du passé de foi de nos ancêtres.

L’origine des croix de chemin

Jacques Cartier prenant possession du territoire en 1534. Archives nationales du Canada. Les croix de chemin viennent probablement du monde celte : Basse-Bretagne, Irlande, Écosse et pays de Galles. Les premières croix auraient été érigées pendant le haut Moyen Âge par les moines chrétiens originaires de ces contrées.

En 1534, Jacques Cartier élève les premières croix au Canada, pour affirmer la prise de possession du territoire au nom du roi de France. Plus tard, les explorateurs et les missionnaires font de même pour marquer leur passage dans de nouveaux lieux. Puis, cette coutume se transmet aux premiers colons, qui élèvent des croix lorsqu'ils ouvrent des routes ou prennent possession d’un lopin de terre. Dès 1749, la présence des croix est signalée dans les journaux de voyage. En 1776, Thomas Anbury écrit :

« Ces croix élevées dans une bonne intention sont une cause continuelle de retards pour les voyageurs; et ces retards, quand il fait un froid vif, sont réellement insupportables pour des hommes moins dévots que les Canadiens; car quand le conducteur d’une calèche, voiture couverte semblable à nos chaises de poste, arrive près d’une de ces croix, il saute en bas de son cheval, se met à genoux et récite une longue prière, quelle que soit la rigueur de la saison (NOTE 1). »

Puis, avec les années, les croix de chemin sont illustrées dans des guides touristiques. La dévotion religieuse est parfois mise en scène. Ainsi, au tournant du XXe siècle, William Parker Greenough s’indigne du fait que des Canadiennes françaises lui offrent de faire semblant de prier devant leur calvaire le temps qu’il prenne une photo (NOTE 2).

Les types de croix de chemin et leurs fonctions

Croix de chemin avec extrémités à décor fleurdelisé à Sault-au-Récollet. Civilisations.caIl existe trois types de croix de chemin. La croix simple se présente sans ornement ou avec quelques éléments décoratifs à ses extrémités ou à sa croisée. On en trouve surtout en Gaspésie, dans la région de la Côte-Nord et dans Charlevoix, et plus d’une vingtaine en Acadie. La croix aux instruments de la Passion porte des objets symboliques liés à la Passion du Christ : lance, éponge, clous, marteau, fouet, couronne d’épine ou coq. Ces croix sont plus fréquentes dans les régions agricoles autour de Montréal, en Estrie et au sud du Québec. Enfin, le calvaire porte un Christ sculpté, parfois présenté avec des personnages ayant assisté à sa mort. De nombreux calvaires sont protégés par un abri. Ils sont érigés un peu partout au Québec et les plus anciens longent le fleuve Saint-Laurent. Il y a également près de Saint-Boniface, au Manitoba, une vingtaine de croix réparties parmi les trois genres.

La fonction des croix varie au fil du temps. Les premières affirment la possession française du territoire. Ensuite, les curés en font ériger pour délimiter une paroisse ou indiquer l’emplacement d'une future église. D’autres croix rappellent le souvenir d’une personne ou d’un événement important. On élève également des croix afin d’obtenir une faveur ou en signe de reconnaissance pour une faveur obtenue. Enfin, tout près des champs de culture, des croix font appel à la protection divine contre les fléaux naturels qui affligent les récoltes : sécheresse, invasion d’insectes, etc.

Une pensée patrimoniale émergente

Dès le tournant du XXe siècle, la classe instruite canadienne-française s’intéresse aux croix de chemin. En 1896 dans le Bulletin des recherches historiques, un lecteur veut connaître l’endroit exact où fut élevée la croix de Jacques Cartier à Gaspé. Par la suite, d’autres lecteurs du Bulletin sont curieux de connaître le nom des artisans et les motifs d’élévation.

En 1916, à la suite d’un concours littéraire organisé par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, un recueil de textes sur les croix de chemin est publié. La préface et l’introduction mettent en lumière la présence d’une double perception du caractère des croix de chemin. De fait, l’auteur de la préface affirme qu’elles sont à la fois religieuses et patriotiques alors que l’auteur de l’introduction, et organisateur du concours, porte un jugement esthétique sur leur aspect formel; il s’intéresse aussi aux coutumes qui y sont liées, tout en reconnaissant leur fonction religieuse. Le jury du concours donne raison à l’organisateur puisque la majorité des textes sélectionnés pour le recueil abordent l’iconographie et les coutumes liées aux croix. Cette continuité avec la fonction utilitaire des croix de chemin, jumelée au regard esthétique porté sur elles, amorce leur reconnaissance en tant qu’élément du patrimoine, qui atteint sa plénitude dans les années 1960 alors qu’une première croix de chemin est classée monument historique.

La contribution d’Édouard-Zotique Massicotte

Édouard-Zotique Massicotte (1867-1947), recueillant une chanson à Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Civilisations.caSous l’impulsion d’Édouard-Zotique Massicotte (NOTE 3), les années 1922 à 1925 marquent une période intense de collecte et de diffusion d’information sur les croix de chemin. Dès 1922, Massicotte commence un inventaire photographique et documente les croix à l’aide d’un questionnaire envoyé à l’autorité locale, curé ou notaire. Pour les croix privées, il rencontre les propriétaires (NOTE 4). Les premiers résultats de son enquête, accompagnés de 27 photographies de croix, sont publiés dans la deuxième édition de La croix du chemin en 1923. Massicotte y signe un avant-propos dans lequel il appelle les autorités à préserver les croix de chemin. Puis, il publie sept articles dans le Bulletin des recherches historiques où il passe en revue la littérature existante; il y décrit quelques croix et raconte leur histoire. À Montréal, l’année suivante, la Société Saint-Jean-Baptiste élève la croix du mont Royal. L’Almanach du peuple de l’année 1925 présente des croix de chemin et annonce l’enquête de Massicotte. En juin de la même année, la croix de chemin est le sujet d’un char allégorique dans la procession de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal, organisée par Massicotte. Enfin, dans le recueil souvenir de ce défilé, il affirme le caractère patrimonial de ces monuments.

Une perception patrimoniale ambivalente

Bien que la croix de chemin soit perçue par une certaine élite, surtout montréalaise, comme un objet patrimonial, elle demeure pour d’autres un objet essentiellement religieux. À Montréal, les croix de chemin sont intégrées à quelques reprises dans les processions et les programmes souvenirs de la fête nationale. Ainsi en 1932, elles sont présentées comme un legs du patrimoine ancestral, autour desquelles les habitants se rassemblent toujours pour la prière du soir. En 1939, on rappelle leurs origines bretonnes. En 1950, on considère qu'elles font partie des anciens usages et, en 1952, on estime qu'elles témoignent de la foi profonde de la population rurale en même temps qu’on reconnaît la richesse de leur iconographie et des coutumes qui s’y rattachent. En 1954, Léon Trépanier, un ami de Massicotte, publie une série d’articles sur les croix de chemin dans le journal La Patrie. Trépanier présente la croix de chemin comme un objet à la fois religieux et patrimonial, en soulignant ses dimensions artistique et culturelle.

D’autres articles rédigés entre 1930 et 1960 s’attachent strictement à la dimension religieuse des croix de chemin. Ainsi, en 1935, lors d’un sermon marquant l’érection d’une croix de chemin, le prêtre affirme que cette élévation « est le meilleur témoignage de la survivance de la foi au Canada français et des traditions chrétiennes léguées par nos aïeux (NOTE 5) ». Dans un autre article publié en 1943, l’auteur félicite les paysans « d’avoir si bien conservé le précieux héritage de foi, légué par les aïeux (NOTE 6) ». Dans ce contexte, la perception de la valeur patrimoniale des croix de chemin demeure centrée sur la promotion d’une pratique religieuse ancestrale jugée exemplaire. Au fil des années, la nouvelle perception patrimoniale persiste et, petit à petit, les croix de chemin cessent d’être des objets religieux pour devenir des objets culturels dans lesquels les Canadiens français se reconnaissent.

La contribution de Jean Simard

Jean Simard, ethnologue. © Jean Simard.En 1972, l’historien de l'art et ethnologue Jean Simard (NOTE 7) publie un article où il présente les calvaires comme des objets du patrimoine ancestral. Dans son texte, diffusé à l’échelle du Québec, il fait l’historique des croix. Il passe en revue la littérature et l’iconographie disponibles et il propose un essai de typologie. Enfin, il traite d’un artiste exceptionnel, Louis Jobin, connu pour ses nombreux calvaires. Simard rappelle le passé religieux des croix de chemin et leur nouvelle vocation patrimoniale en les décrivant comme des « témoins d’un passé de foi (NOTE 8) ». Cet article permet d’inscrire les croix à la fois dans les domaines de l’art, de la culture et du patrimoine religieux.

Au cours des années, Jean Simard signe de nombreux textes sur ce sujet. D’autres auteurs présentent les croix de chemin de leur région dans les journaux locaux. Simard est de plus associé à deux études novatrices : l’une situant les croix de chemin dans le champ de l’histoire de l’art québécois, tandis que la deuxième propose un inventaire exhaustif de leurs caractéristiques formelles (NOTE 9). De 1972 à 1979, avec l’aide du ministère des Affaires culturelles et d’une douzaine d’étudiants, Jean Simard effectue un inventaire complet des croix de chemin sur le territoire québécois. Au cours d'une étape subséquente, les résultats de cette enquête sont confrontés à d’autres données recueillies à la faveur du macro-inventaire du patrimoine québécois réalisé par le gouvernement du Québec.

Carte tirée de : Les croix de chemin du Québec : inventaire sélectif et trésor. © Jean Simard et Jocelyne Milot.Les résultats de cette analyse sont publiés en 1995 dans un ouvrage qui décrit, pour la première fois, l’état global de la situation des croix de chemin au Québec. Cette étude recense 704 croix sélectionnées pour leur représentativité. L’analyse, qui s’est échelonnée sur une période de vingt ans, a révélé que de nombreuses croix ont certes disparu, mais que de nouvelles ont été érigées selon des méthodes traditionnelles, ou à l’aide de techniques et de matériaux modernes. Parmi les 704 croix sélectionnées, Jean Simard en a choisi 25 et les a proclamées trésor national des Québécois pour leur valeur exceptionnelle.

Les croix de chemin aujourd’hui

La conservation des croix de chemin est des plus délicates. Tout d’abord, ce patrimoine in situ est soumis aux intempéries et au climat extrême typiques du Québec et du Canada. Ensuite, le processus de protection institutionnelle est difficile puisque la plupart des croix appartiennent à un propriétaire unique et chacune d’elles doit faire l’objet d’une demande de classement patrimonial. Ainsi, au Québec, dans l’ensemble du corpus des quelque 3 000 croix de chemin répertoriées, seulement 53 sont protégées par une législation, et 26 sont classées monuments historiques (NOTE 10). Enfin, les changements de propriétaires et l’indifférence de certains d’entre eux mènent à l’abandon ou à la mise au rancart de nombreuses croix. Par ailleurs, si des croix de chemin sont aujourd’hui dans un état lamentable, d’autres sont toujours des lieux de rassemblement, lors du mois de Marie par exemple, et l’entretien minutieux de nombreuses croix montre qu’aux yeux de leurs propriétaires, elles ont conservé un caractère divin.

Croix de chemin à Saint-Arsène. MRC de Saint-ArsèneLa valeur patrimoniale des croix de chemin est aujourd’hui reconnue dans plusieurs régions du Québec. Des sociétés d’histoire, et d’autres organismes culturels locaux, proposent des activités de mise en valeur et de conservation, notamment des circuits touristiques et des dépliants, des concours du patrimoine et des sites Internet. On procède aussi à des relevés locaux de croix de chemin et à des rencontres avec les propriétaires afin d’établir l’historique de leur croix et de constituer des archives visuelles. Dans des régions, on a créé des partenariats avec les propriétaires pour assurer l’entretien de leur croix selon des normes reconnues de conservation. Il semble donc que ce « legs non le moins beau du patrimoine ancestral (NOTE 11) » soit voué à un bel avenir. Pour peu que les municipalités concernées en fassent la demande, la prochaine étape de patrimonialisation de ces objets attachants et fragiles de la culture populaire serait la reconnaissance, par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, de leur valeur collective par le classement des croix les plus précieuses comme biens culturels protégés.

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par Nomad, 22 Mai 2009


Associations Culturelles


Bonjour, aujourd’hui j’aimerais vous faire connaître trois associations culturelles que je recommande d’encourager par votre présence. Ses organismes promouvoit notre culture ainsi que notre patrimoine génétique et historique, qui sont trop souvent laisser de coté pour ceux qui nous sont étrangères. Malheureusement dans le mouvement nationaliste il y a une grande lacune du coté culturelle, aussi surprenant que cela puisse nous sembler. Les gens sont plus souvent intéresser par ce qui est moderne et tendance que ce qui vient de nos ancêtres. Pourtant il est de notre devoir de mettre notre culture et héritage de l’avant. Si nous ne connaissons pas notre passé nous ne pouvons avancer sainement vers l’avenir. L’idée est d’offrir a ceux qui le recherche l’opportunité de connaître d’avantage leur culture et de la vivre au quotidien. Trop souvent il est plus facile de trouver de l’information sur celle des autres que sur celle qui nous est propre. Alors les voici!

Association québécoise des loisirs folklorique.

http://www.quebecfolklore.qc.ca/

Cette association promouvoit la musique folklorique et présente plusieurs spectacles et pratiques dans presque toutes les régions du québec. Elle offre également des bourses pour la relève ainsi que des compétitions et des festivals. Notre musique traditionnelle est après disparaître, et en tant que nationalistes c’est notre devoir d’aider a sauvegarder et promouvoir notre patrimoine musical. Voir leur section liens qui est rempli d’organismes et associations culturelles Canadienne-francaise de toute sorte (danse, soirée contes et légendes, festivals etc.) Image

Cercle des Fermières

http://www.cfq.qc.ca/

Le cercle des fermières est une des seules organisations traditionnelles pour femmes. Elle permet de connaître couture, artisanat, musique, ainsi la cuisine traditionnelle et tout cela pour un prix extrêmement bas. Elles ont également une revue. Elle sert aussi de pont entre les générations qui sont aujourd’hui souvent divisé par un fossé de plus en plus profond. Image

Association Canadienne-Francaise de Généalogie

http://www.sgcf.com/

Cette association qui a pignon sur rue à Montréal vous offre l’opportunité de faire connaissance avec vos ancêtres et vos origines. Installé dans un sous-sol d’église ils ont une énorme collection de livres, vidéos, journaux et plusieurs ordinateurs de recherche. Conférences sur la culture et l’histoire des familles du Québec sont à l’ordre du jour. Ils ont également une revue mensuelle, et vous aide à faire votre arbre généalogique et offre tout cela pour seulement 45$ par année. Cette association s’autofinance par des dons personnels et est non subventionner.

Le nombre d’événements culturels que nous n’entendons jamais parler est surprenant. J’espère que ses liens vont aider ceux qui le souhaite de pouvoir participer à ce voyage qu’est la re-découverte de qui nous sommes.

voici d'autres organismes qui offres plusieurs activités culturelles;

Conseil Québécois du Patrimoine Vivant

http://www.cqpv.qc.ca/

Centre de valorisation du patrimoine vivant

http://www.cvpv.qc.ca/

Espace Trad

http://espacetrad.org/

événements;


Mondial de L'acordéon 3 au 7 septembre 2009 Montmagny http://accordeon.montmagny.com/Splash/index.html


Festival Gigue en Fete, 2 au 5 juillet 2009 Ste Marie de Beauce http://www.gigueenfete.com/

RÉGION DE QUÉBEC


Soirées de danses folkloriques internationales sur les Plaines d'Abraham à Québec, les mardis 26 mai, 16 juin, 7 et 28 juillet, 18 août 2009, au kiosque Edwin-Bélanger de 18h30 à 22h30, beau temps mauvais temps car le kiosque est couvert. Ces soirées sont gratuites et sont ouvertes au public en général. À noter qu'il n'y a pas d'enseignement de danses lors de ces soirées.

Groupes de musique traditionnelle québécoise:


La Bottine Souriante
La Volée d'Castors
Rapetipetam
Le Vent du Nord
La Vesse du Loup
Charbonniers de l'Enfer
Bourrasque Celtique
Réveillons
Les Crapaudes
Les Batinses
Genticorum
Les chauffeurs à pied
Gaston Nolet - accordéon
Christian Laurence - accordéon

Plus qu'on cherche plus qu'on trouve, mais c'est fou comment il n'y a aucune promotion de ces organismes et groupes et comment ils sont inconnu du publique meme durant la Saint-Jean. Pourquoi la vérité engendre-t-elle la haine ? ... Les hommes aiment la lumière quand elle luit, ils la haïssent quand elle les confond ... Ils l'aiment quand elle s'annonce, ils la détestent quand elle les dénonce.

Pour vos gamins...

COLONIE DE VACANCES JEUNES DE JADIS INC.

7 à 13 ans Offrez à votre enfant le plaisir et l'enchantement d'un camp à caractère historique unique au Québec! Tout en s'amusant, celui-ci se verra transporter vers les habitudes de vie du siècle dernier.

La colonie de vacances Jeunes de Jadis inc., accrédité par l'association des camps du Québec, est située au coeur même du Québec. Elle se trouve sur un domaine enchanteur qu'est le Village Québécois d'Antan, site classé d'intérêt culturel et patrimonial, composé de plus de 70 bâtiments où de nombreux artisans et artisanes font revivre les traditions ancestrales.

Pédagogiques:

Sous la responsabilité des artisanes et des hommes de métier, les différentes activités proposées à votre enfant, lui permettront de connaître le vécu ancestral par de l'apprentissage pratique. Plus d'une trentaine d'ateliers sont offerts: fabrication de chandelles, forge du fer, broderie, filage de la laine, imprimerie sur anciennes presses, etc. De plus, en souvenir de son passage au Village, votre enfant rapporte avec lui tout ce qu'il a fabriqué de ses mains à l'intérieur des ateliers. Culturelles:

Connaître les valeurs architecturales, ethnographiques et le vécu du XIXe siècle. Écologiques:

Identifier les essences d'arbres, les principaux végétaux et connaître les données de base sur leur utilisation. Familiarisation avec les animaux de la basse-cour. De groupe:

Chants, danses folkloriques, repas à l'ancienne, ainsi que différentes activités sportives en rapport avec le XIXe siècle. Coût pour l'été 2009: 350.00$ + taxes = 395,06$ "prix sujets à des changements sans préavis"

Comprend l'hébergement, les repas, les vêtements d'époque, les activités culturelles, sociales et la présence de monittrices spécialement formées.

- Arrivée au camp : le lundi matin à 8 h 30

- Départ du camp : le samedi à 15 h après le spectacle présenté par les Jeunes de Jadis.Un laissez-passer pour 4 adultes et 3 enfants de moins de 12 ans vous sera remis afin d'assister au spectacle préparé par les jeunes et pour visiter le Village (12 h à 17h30).

- Spectacle des Jeunes de Jadis: le spectacle préparé par les jeunes est composé de danses folkloriques et de chansons à répondre aux couleurs du XIXe siècle. C'est à ne pas manquer le samedi, à 13 h 30 à la salle communautaire.
http://www.villagequebecois.com/pages/fr/colonie.htm

Les Vieux Métiers, les métiers vivants

Les Vieux Métiers est un organisme qui regroupe plus de 200 artisans capables d'illustrer, par des démonstrations et des animations, une cinquantaine de métiers traditionnels québecois. L'organisme a pour mission de développer et de promouvoir les savoir-faire anciens et d'inscrire cette mémoire dans les pratiques actuelles.

Collecter

L'organisme fait la collecte d'informations, d'écrits, d'objets, d'outils et de costumes nécessaires à la conservation et à la transmission des savoir-faire.

Transmettre

Il regroupe et met en réseau des artisans capables d'illustrer et d'actualiser des métiers anciens, par des démonstrations et des animations offertes dans un contexte d'apprentissage ou de loisir.

Diffuser

Il initie des événements pour promouvoir les métiers et les savoir-faire anciens auprès d'un large public et multiplie les tribunes pour la mise en marché de produits.

Consultez-nous comme partenaire pour vos événements. Notre réseau d’artisans a la capacité de répondre à vos besoins en animations de savoir-faire traditionnels. http://www.vieuxmetiers.ca/

programation du festival de longeuil et pour des cours pour les enfants ; http://www.vieuxmetiers.ca/fr/download/prog_ecole09.pdf

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Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantLa Bolduc - l'Ouvrage aux Canadiens!

NeRZuL, 11 Mar 2009


La Bolduc - l'Ouvrage aux Canadiens!


Une vieille toune de La Bolduc qui chante à propos du chômage et de l'immigration.

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NeRZuL, 22 Fév 2009


Source

L'Hymne National du Québec


Quel est votre appréciation de cet hymne?

Personnellement, je trouve qu'elle inspire très bien la Fierté et la Force et je la préfère beaucoup à la chansonnette de Gille Vigneault Gens du Pays.









Refrain
Terre française d'Amérique,
Salut à toi ô ma patrie!
De ce Québec si magnifique,
Chantons l'amour, chantons la vie!
Par ton courage et ta vaillance,
Tu sus forger ta survivance!
Fière nation fidèle à ton passé,
Bénie soit ta postérité.
Couplet I
De nos aïeux acclamons la vaillance
Qui de la France lointaine sont venus
Fonder en ces terres de Nouvelle-France
Notre chère patrie, Québec devenue.
Refrain
Terre française d'Amérique,
Salut à toi ô ma patrie!
De ce Québec si magnifique,
Chantons l'amour, chantons la vie!
Par ton courage et ta vaillance,
Tu sus forger ta survivance!
Fière nation fidèle à ton passé,
Bénie soit ta postérité.
Couplet II
Que l'éclat de notre émouvante histoire
De la flamme en nos cœurs soit le soutien
À l'unisson proclamons à sa gloire
Notre fière devise « Je me souviens ».
Refrain
Terre française d'Amérique,
Salut à toi ô ma patrie!
De ce Québec si magnifique,
Chantons l'amour, chantons la vie!
Par ton courage et ta vaillance,
Tu sus forger ta survivance!
Fière nation fidèle à ton passé,
Bénie soit ta postérité.


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