Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantLa Dénationalisation tranquille

Adrien, 29 août 2010


La Dénationalisation tranquille par Mathieu Bock-Côté


Souhaitons que l'ouvrage de Mathieu Bock-Côté (MBC), La Dénationalisation Tranquille, ait l'impact maximal dans le discours public québécois. C'est le livre que l'honnête citoyen patriote, qui aime son pays, attendait depuis longtemps dans la perplexité et même la rage que provoque en lui le discours démocratique antinationaliste actuel.

L'auteur est un jeune intellectuel et il est heureux qu'une nouvelle génération se prépare à réparer le désastre fait par les précédentes et reprenne le combat.

C'est un grand pas dans la bonne direction, tout en comportant certaines limitations.

Son ambition est de faire le récit d'un phénomène qu'il nomme la dénationalisation, premièrement dans le mouvement souverainiste qui, depuis la défaite de 1995, adopta son grand ennemi, le multiculturalisme, pour demeurer présentable selon les nouvelles sensibilités qui ont cours en Occident. Ces dernières ont aussi inspiré des « historiens professionnels », comme les désigne MBC, appartenant au monde universitaire, qui ont essayé d'inventer de nouveaux modèles théoriques pour définir l'identité nationale à la sauce progressiste, démocratique et inclusive. Deuxièmement, des auteurs fédéralistes ont aussi créé un courant de dénationalisation, recherchant la mise au rancart du souverainisme par l'adhésion sereine à l'ensemble canadien.

L'auteur propose pour sa part un retour à l'historiographie nationaliste plus traditionnelle, celle de l'École de Montréal, tout en soulignant l'importance des historiens plus populaires pour rendre compte de la "nation réelle".

Le mouvement souverainiste fut mis dans l'embarras par les mots de Jacques Parizeau, après la défaite du référendum au milieu des années 90. On voulut donc dénationaliser la souveraineté pour que l'indépendance ne soit plus associée aux Canadiens-Français et ne soit plus à risque d'être taxée de projet xénophobe et raciste.

Au congrès de 1996, il y eut l'affaire Michaud, ce souverainiste qui voulait rouvrir la question linguistique. Deux camps apparurent: celui des « purzédurs » et celui des modérés. L'époque était favorable à ces derniers. Sur la scène fédérale, le Bloc québécois renia la notion des deux peuples fondateurs parce que pas assez inclusive.

Des nationalistes sonnèrent l'alarme, car le mouvement se coupait alors de la nation historique et le Québec se retrouvait scindé en deux, entre la métropole et les régions.

Yves Michaud invita les souverainistes à « s’opposer vigoureusement aux tentatives de faire table rase du passé, des repères, de la mémoire d’un peuple. À faire barrage, également, aux tentatives suicidaires de « renouvellement » d’un discours souverainiste prêchant l’entrée dans l’ère du vide et du déracinement, rapetissant ainsi la société québécoise à une atomisation de citoyens férocement individualistes et n’ayant d’autres raisons de vivre que d’assouvir leur rage de consommation. » p. 26-27

La souveraineté devenait un projet de nature sociale et idéologique; faire une démocratie cosmopolite unie par la Charte des droits du Québec. Le Québec serait alors à gauche, le Canada à droite.

Le PQ chercha à vendre la souveraineté comme la création d'une société branchée, question de surfer sur tout ce qui est « cool ». Elle serait l'occasion de créer une nation écologique, progressiste, accordant le droit au mariage gai, avec sa loi sur les jeunes contrevenants et l'écologie pour affirmer encore plus ce particularisme. C'était la « saison des idées » de 2003-2004 de Bernard Landry, l'appel d'André Boisclair aux progressistes, pacifistes, féministes, écologistes et altermondialistes à rejoindre le PQ.

Cela fait partie de ce que l'on appelle le nationalisme civique. On n'appartient plus à la nation par la naissance. Nous sommes tous des agents libres qui adoptent un pays comme il lui plaît.

MBC fait remarquer avec justesse « le manque d'épaisseur de la nation civique », que l'identité est un héritage avant d'être une construction et ne saurait être un bricolage opportun, l'identité n'étant pas une pâte malléable. Avant la démocratie il y avait une communauté politique. La démocratie ne se suffit pas à elle-même. Ni la nation ni la citoyenneté ne peuvent se décréter. Il y a nécessité d'une chose sacrée avant.

Des théoriciens ont aussi posé, en arrière-scène, les fondements théoriques de ce changement. Les « écœuranteries » qu'ont imaginées ces intellos font mal à lire. L'analogie avec les Pharisiens est évidente, ces gens qui se firent appeler sépulcres blanchis il y a 2000 ans. Ils ont les mots démocratie et tolérance bien en évidence sur le front et accablent le peuple de mille et un reproches et de règles concernant, non pas le respect du Sabbat, mais le respect de l'Autre, plus sacré que le Sabbat ne l'était sans doute.

MBC s'intéresse particulièrement à l'historien Gérard Bouchard, qu'il plante définitivement.

L'ambition du frère de l'autre Bouchard (Lucien celui-là) est de « réécrire l'histoire » (on a déjà entendu cette expression quelque part). Dans Le Québec au futur et au passé, il entend fonder les lois pour élaborer ce récit dénationalisé, pour qu'il ne soit plus centrée sur l'identité canadienne-française. La Dénationalisation Tranquille cite: « Il semble parfois que la population francophone de souche n’a pas complété son apprentissage dans le rôle d’une majorité démocratique, sensible à la réalité interculturelle. » p.51 Il envisage une « nation francophone, plurielle, qui se définit par référence à des valeurs et des choix sociaux, et qui parvient à réaliser sa cohésion dans la diversité. »(p. 36 )

MBC évoque les courants plus larges qui ont entraîné l'Occident à la culpabilité et à voir sa civilisation réévaluée pour n'en retenir que le négatif, c’est à dire les viols et les génocides. Il y eut par exemple la déconstruction inventée par le philosophe Jacques Derrida, qui voulait libérer les nations de l'histoire majoritaire.

Les membres de notre caste instruite, dont Bouchard, n'ont pas la volonté ni la force intellectuelle pour voir au-delà de ces courants, comprendre leur essence et oser s'y opposer. Aussi donnent-ils à fond dans cette nouvelle orthodoxie. Le co-président de la Commission sur les accomodement résonnable cherche en fait à sauver le principe de la nation, en le redéfinissant de telle sorte qu'il puisse devenir acceptable. Bouchard parle de déconstruction préalable pour ensuite reconstruire du neuf. Cela implique une plasticité complète de la matière identitaire et sociale. Il va même jusqu'à introduire dans le passé une diversité qui n'y était pas nécessairement, pour satisfaire le multiculturalisme d'aujourd'hui, faisant de nos ancêtres des Indiens, niant la filiation avec la France (car trop exclusive), pour la création d'un passé rassembleur – un cas pathologique, ce Bouchard!

Or ce courant « progressiste », duquel Bouchard veut se faire aimer, pose des questions radicales à la société majoritaire, dans le but même de « faire imploser son identité ».

MBC rappelle d'où vient cette émergence du multiculturalisme.

Jusqu'aux années 80-90, c'est un socialisme basé sur les revendications de la classe ouvrière qui dominait la pensée de nos gens « éclairés ». L'essoufflement de cette idéologie mena à l'adoption des revendications minoritaires, féministes, raciales et allogènes, rassemblées dans « la lutte contre toute forme d'exclusion. »

Pour ces gens, comme l'intellectuel Alain Touraine, il y a une division radicale: le majoritaire homogène qui est mauvais et l'Autre, l'hétérogène, qui est bon. En dénonçant « l'exclusion », c'est toute forme d'identité nationale majoritaire qui se voit interdite.

Comme pour le marxisme, le but est la reconfiguration radicale de la nation de telle sorte qu'elle soit liquidée.

MBC définit l'antiracisme comme étant le stade suprême de l'antinationalisme. Tout ce qui favorise la préservation de notre identité est associé au racisme et à l'ethnocentrisme, au repli sur soi. La tradition, qui limite la possibilité des utopies déconstructrices, doit être oubliée.

Considérant cela, le projet de Gérard Bouchard est hautement problématique, puisqu'il cherche à rendre l'histoire nationale possible malgré la société des identités. Or cette dernière mine l'identité nationale. Bouchard ne reconnaît la nécessité de la cohésion nationale que pour la démocratie. « Comment une nation culturelle peut-elle légitimement se superposer et s’articuler à la nation civique plurielle? » p.82 demande-t-il. Identité nationale et multiculturalisme sont contradictoires, car il y a autant d'histoires nationales que de groupes raciaux, nous dit MBC.

Une certaine Chantale Maillé appelle la majorité à se taire pour permettre aux marginaux de s'exprimer. MBC suggère plutôt « faire taire » et souligne le caractère autoritaire du multiculturalisme. La société des identités s'érige sur la haine des différents groupes, sur le ressentiment de ces minorités envers les majorités, ce qui est généralement en contradiction avec leur discours général de tolérance. « Mais Bouchard accepte de poser toutes ces questions, les questions nées dans la matrice du marxisme antinational, et cherche ensuite à retisser dans ce qui peut en rester un récit collectif qui aurait encore un sens pour ceux à qui il pense encore s’adresser. Or on ne peut tout accoupler, à moins de consentir à faire naître un monstre. On ne peut chercher à reconstruire l’idée nationale à partir de questions qui sont faites pour la faire éclater. »(p.88 )

La dénationalisation prend plusieurs formes et plusieurs degrés. Bouchard demeure attaché à une notion de tradition nationale, même s'il veut y inclure toutes les diversités. Un Jocelyn Létourneau cependant cherche une dénationalisation pure et simple; que le Québec ne soit plus envisagé comme un peuple avec son destin, généralement considéré malheureux. Il faut se sortir du récit victimaire. Il est l'inspirateur de la prose fédéraliste d'un André Pratte. MBC parle « d'impenser » le Québec!

Si elle se voit maintenant dénationalisée, l'histoire du Québec connut son « nationalisateur » et c'est le chanoine Lionel Groulx qui posa la conquête comme un drame amenant un mal existentiel que l'indépendance pourrait calmer. Létourneau observe que cette interprétation définit le Québec comme un échec.

Cet historien propose une appartenance sereine au Canada, avec les identités francophone et anglophone comme étant structurantes pour ce pays. C'est la fin des divisions identitaires anglais-français. Le Canada est un lieu d'interdépendance, une nécessité relationnelle entre plusieurs communautés. Il s'agit simplement que le Québec retrouve son espace canadien.

MBC pose la chose très bien en faisant remarquer que les Québécois préfèreront porter un regard québécois sur le Canada plutôt qu'accepter de se voir par le biais d'un regard canadien. Beaucoup d'historiens nationalistes, par rapport à 1867, font remarquer que notre histoire n'a pas commencé avec la Confédération, mais débute en 1534. 

Toujours à propos du destin québécois contenu dans notre histoire, il souligne son importance dans la Révolution tranquille: « De la même manière (…) on peut supposer que si la Révolution tranquille est si solidement boulonnée dans la conscience historique francophone, c’est d’abord et avant tout parce qu’elle rattrape la vieille idée d’une reconquête annoncée, parce qu’elle révèle une aspiration fondamentale que la pensée québécoise aura sue formuler et reformuler pendant près de deux siècles, et qui s’exprimera dans l’appel à devenir maître chez soi lancé aux élections de 1962 mais dont l’origine était évidemment, on s’en doutera, groulxienne. » p.116

Il analyse l'ADQ et Mario Dumont comme faisant partie de cette dénationalisation, voulant faire du Québec une province sur le même pied que les autres provinces dans le Canada, faisant simplement alliance en tant que province sans plus de droits. Il rompt simplement avec le chartisme centralisateur de Trudeau.

La Dénationalisation tranquille touche aux problèmes d'épistémologie propres à la sociologie et à l'histoire. Le sens d'un événement étudié par l'un ou par l'autre est-il celui que lui donne les acteurs de l'événement? Les savants auteurs en viennent à se donner plus d'importance que la société qu'ils étudient, puisqu'ils lui imposent des relectures radicales de son histoire. Pour le jeune sociologue, le "référent national" est fait de « participants à une même communauté politique qui cherchent à élucider un destin partagé ». p. 124 Il ajoute: « (…)il est bien possible que la forme nationale soit durablement inscrite dans la morphologie symbolique de la société québécoise et que cette société, plus encore, dépende, pour sa cohésion, de sa capacité de rassemblement autour du collectif historique francophone. » p.126

MBC se fait polémiste d'une ambition considérable, car il fustige toute une caste intellectuelle, celle des historiens professionnels, leur reprochant d'être voués à une « herméneutique du soupçon » qui les condamne à la déconstruction. Il lui oppose l'historiographie populaire qui rend mieux la conscience historique du peuple. Cette littérature est sans complexe et ne voit pas les ambivalences de l'identité comme étant une tare. Il pose alors ce jugement sans appel: « Un peu comme si la socialisation universitaire dans la société contemporaine – et spécialement dans la société québécoise – était le premier moment d’une dénationalisation des consciences, un peu comme si l’université était de moins en moins l’endroit où chercher pour trouver des hommes exemplaires qui pensent leur rapport au peuple sur le mode de la fraternité plutôt que de la condescendance de parvenus culturels agissant trop souvent à la manière d’un haut clergé idéologique masquant ses choix politiques dans une glose faussement savante. » p.138 - 139

Il pose l'importance d'affirmer le peuple québécois en tant collectivité nationale définie, au lieu d'inventer une réalité nationale autre, pour satisfaire le multiculturalisme. Sur ce, il tire cet autre boulet: « Mais les peuples semblent apprendre à se débrouiller sans leurs historiens officiels pour s’en trouver de nouveaux, en dehors des institutions qui se sont retournées contre eux. » p.146

Maurice Séguin remporte beaucoup de sympathie dans la Dénationalisation tranquille. Cet historien appartenait à l'École de Montréal et cherchait à recentrer le récit historique sur le Québec, devant la crainte qu'il ne disparaisse par la fin de la société traditionnelle et ce en opposition à d'autres « penseurs » appartenant à l'esprit de Cité-Libre qui se présentaient comme « d'éclairés-citoyens-du-monde ».

MBC est sympathique à la Révolution tranquille qui représente encore la nationalisation de la société (en plus de l'électricité !). Le nationalisme groulxien est adopté par les principaux partis, c'est le slogan « Maître chez nous » de 1962 ainsi que « Égalité ou indépendance ». Selon l'auteur, c'est un moment où les Canadiens-français gagnent alors qu'ils n'ont fait que perdre depuis les Patriotes. Elle était un passage obligé de la société traditionnelle à la modernité.

De nombreuses critiques en font leur objet : le manifeste Pour un Québec Lucide par exemple. On lui reproche de faire l'affaire d'une nouvelle classe moyenne, rouage de cette technocratie bureaucratique, tout en engendrant de nombreux maux sociaux. L'auteur fait remarquer que l'Occident est partout touché par les mêmes problèmes. Elle demeure positive, car c'est une révolution nationale.

Sur cette question, l'auteur est d'avis que cette révolution doit continuer ou sinon le Québec est menacé de médiocrité où ce sont ses  400 ans d'histoire qui risquent de se terminer sur un "non-lieu", selon une formule empruntée à Robert Lapalme. Le Québec contient en lui sa finalité et c'est l'Indépendance.

En conclusion, MBC résume l'histoire québécoise des deux dernières décennies. Après la défaite référendaire de 95, il y eut la dénationalisation suicidaire du souverainisme menant à des résultats électoraux désastreux. « On ne tourne pas le dos au pays réel sans en payer le prix », juge-t-il. « Les professeurs de la vertu avaient tout faux comme d’habitude mais refusent de reconnaître leurs torts, prêchent plutôt la radicalisation de cette idée que les Québécois rejettent. » p.172 Puis il y eut la crise des accommodements raisonnables et le sursaut identitaire qui mènera l'ADQ à ses succès électoraux.

Nous sommes maintenant devant la situation d'un Québec scindé entre sa métropole dénationalisée et des régions qui se provincialisent, cherchant une normalisation de sa place dans le Canada, un nationalisme sans souveraineté. « Mais surtout parce qu’il faudra pratiquer un nationalisme décomplexé, qui ferme les mauvaises questions qu’on lui pose plutôt que de chercher à y répondre, qui renoue avec le sens commun sans pratiquer la pénitence devant les grands culpabilisateurs du tribunal progressiste, toujours prêts à faire un procès à ceux qui refusent de pratiquer génuflexion devant l’autel du politiquement correct. » p.174

La Dénationalisation tranquille demeure un ouvrage excellent, le meilleur peut-être pour contrer le multiculturalisme qui jusqu'à maintenant régnait sans partage. Mais nous pouvons quand même évoquer quelques critiques et les limites de l'approche de MBC.

Son analyse des courants anti-occidentaux est incomplète. Une critique radicale de la société traditionnelle européenne a marqué le dernier siècle. Il faut citer l'école d'anthropologie boasnienne, l'école de sociologie de Francfort, la nouvelle gauche radicale des années soixante en plus du marxisme. Ces courants se sont imposés partout dans le monde académique, malgré la malhonnêteté de leurs prétentions scientifiques. Le Québec a suivi le mouvement et adopté une matrice intellectuelle qui mena à la dénationalisation présente comme pour toutes les nations blanches.

Un autre aspect aurait aussi mérité d'être évoqué. C'est l'effet de la Seconde Guerre Mondiale dans la condamnation malhonnête du nationalisme. Le paradigme universaliste imposa sa suprématie et pendant que le PQ dénationalisait son projet politique, la Serbie était bombardée à la soumission par l'OTAN. Le général Wesley Clark, à la tête des forces de cette organisation, dont le Canada est membre fondateur, déclarait qu'il n'y a plus de place dans le monde pour les nations ethniquement homogènes, que maintenant les peuples devaient être métissés. Sous les bombes lorsqu'il le faut aurait-il du ajouter d'ailleurs.

Son attachement à l'oeuvre de René Lévêque, qu'il appelle "père fondateur" de la nation, fait aussi sourciller. Dans sa biographie, René Lévesque affirme lui-même son antiracisme, son admiration pour les peuples métissés, celui de la Barbade par exemple. Il affirme son vœu de voir l'avènement d'un gouvernement mondial. Cela correspond grandement à l'agenda de ceux qui mènent la lutte en faveur de la dénationalisation. MBC déplore la liquidation de la société traditionnelle, mais René Lévesque fut le champion de cette liquidation.

Nous croyons l'auteur très perspicace lorsqu'il identifie les agents de dénationalisation comme constituant un clergé. Mais ce clergé, n'inclut-il pas beaucoup plus que les Gérard Bouchard et Jocelyn Létourneau? Qu'en est-il de Jacques Godbout, pour qui MBC à la plus grande sympathie? Cet auteur a été membre fondateur du Mouvement laïc; ne cherchait-il pas à abattre l'ancien clergé catholique qu'il détestait, pour le remplacer par celui auquel il devait appartenir? Son but était, affirme-t-il dans une entrevue pour l'Actualité, qu'un jour il y ait un mètre ou deux de littérature québécoise sur les rayons des bibliothèques dans le monde. N'est-ce pas aussi oblitérer la "vraie" nation historique pour la remplacer par une nation littéraire faite par la littérature?

La Révolution tranquille est la version québécoise d'une évolution qui toucha tout l'Occident, il n'en demeure pas moins que cette évolution est bien responsable de la dégradation de notre population et pourra bien l'emporter définitivement. MBC croit qu'il ne faut pas la confondre avec mai 68, écartant ainsi son rapprochement avec un mouvement d'inspiration clairement marxiste et révolutionnaire. Robert Rumilly, dans L'Infiltration gauchiste au Canada français, note la sympathie communiste exprimée dans les organes médiatiques associés avec la Révolution tranquille: Cité-libre, le journal Le Devoir, Radio-Canada. Cet événement cadre bien avec les autres mouvements qui marquèrent les sociétés occidentales dans les années 60 et menèrent à la dénationalisation actuelle.

Mais alors que sous la religion catholique notre peuple se multiplia par 75 entre 1759 et 1960, la plus forte augmentation naturelle jamais vue dans l'histoire de l'espèce humaine, il ne suffit que de deux ou trois générations du règne de nos nouveaux prêtres pour que nous soyons finis comme peuple. Dans quelques décennies nous serons minoritaires, nous les descendants de ces quelques milliers de colons venus de France s'installer dans la Vallée du St Laurent et dans un siècle ou deux, nous ne serons plus rien. Notre population sera anéantie démographiquement.

Nous croyons que le malaise est plus profond que la dimension soulevée par la Dénationalisation tranquille. C'est la matrice intellectuelle même du lettré occidental par laquelle il envisage le monde qui est erronée.

Mathieu Bock Côté désire appartenir quand même à cette élite intellectuelle, non pas engendrer une Révolution qui mettrait fin à son règne. Il n'est qu'une voix en contrepoint de cette élite qui nous empoisonne.




lire les commentaires sur le forum

Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantL'Indien d'Amérique: un écologiste?

Adrien, 08 Août 2010


L'Indien d'Amérique: un écologiste?


Nous avons épuisé le mythe fondamental de l'Indien propriétaire légitime de l'Amérique, le "premier occupant", dans un article précédent.

Qu'en est-il de cet autre mythe à leur sujet, celui de l'Indien amant de la Nature, prêtre de sa beauté et de sa grandeur, qui ne lui fait jamais aucun mal?

Un livre intéressant intitulé "33 Questions about american history you're not suppoed to ask", par Thomas E. Woods, Crown Forum, New York, pose la question, "les Amérindiens étaient-ils écologistes?" C'est ce que prétendit un ouvrage publié par L'Institut Smithsonian, Seeds of Change, A Quincentennial Commemoration: "L'Amérique pré-colombienne était encore un Eden virginal, un royaume naturel immaculé. Dans le paysage, les premières nations avaient la transparence de l'esprit, vivant comme un élément naturel de l'écosystème. Leur monde, le Nouveau Monde de Colomb, était pour ainsi dire exempt de tout dérangement causé par l'homme."

C'est bien l'image que de multiples sources réussirent à imposer à la conscience de l'Homme blanc, image mensongère, bien-entendu. Selon l'auteur Fergus Bordewich, dans Killing the White Man's Indian, les Indiens cherchaient à soumettre la nature dans la mesure de leur ressources technologiques et n'avaient pas la moindre notion d'écologie. En effet, comment des populations humaines pourraient-elles refuser d'utiliser des techniques qui crée l'abondance au moindre effort?

Une grande technique agraire pratiquée par les Indiens, était la déforestation par le feu. Les Choctaw et les Iroquois brûlaient et coupaient la foret pour créer des sols arables, délaissés pour en créer d'autres quand ils étaient épuisés. Ils le faisaient aussi pour créer du fourrage pour les cervidés, wapitis et bisons. Les feus étaient allumés et devaient brûler jusqu'à extinction par la pluie. Des dizaines de milliers d'âcres y passaient. Certains feux couvraient plusieurs centaines de milliers de miles carrés. (sic) Des espèces comme le chêne et le noyers blancs d'Amérique (hickory) étaient remplacées par des pins dont la capacité à abriter la vie sauvage est moindre.

Il y avait moins de forets matures avant l'arrivée de l'homme blanc que maintenant pour cette raison. (Terry L. Anderson, Conservation Native American Style)

La surchasse fut aussi une cause de dévastation, comme celle des Cherokees qui aida à détruire le cerf de Virginie, que des programmes instaurés au 20ème siècle permirent de sauver. Les castors furent aussi dévastés particulièrement par les Cree qui les tuèrent sans ménagement, pour n'utiliser qu'une portion congrue de l'animal.

Ce mythe de l'Indien, prêtre de la Nature, est une réalité bien connue et martelée dans la tête des écoliers blancs depuis le plus bas âge et prend son origine dans un discours du chef Suquamish Seattle en 1854, prononcé en Chinook, retranscrit de mémoire en 1887 par Dr. Henry Smith, enjolivé par un documentaliste nommé Ted Perry, puis cité par Al Gore dans son documentaire "Earth in ballance".

Le sens prêté à cette allocution était le sacré de la terre et de la nature, le fait que l'homme appartient à la terre, non pas la terre à l'homme. Mais l'intention véritable était plutôt de défendre le droit des indiens à visiter les tombes de leurs ancêtres après la vente d'une parcelle de terre à des colons. Ainsi, c'était le sol précis où était enterré les ancêtres dont il était question. L'idée abstraite du sacré de la terre entière lui était absolument étrangère et les références à la grandeur de la nature étaient tout à fait secondaire. Dans une version plus récente du discours, on prête au chef une référence "au doux champ d'un engoulevent bois-pourri". Seattle vivait dans ce qui est aujourd'hui l'État de Washington où cet oiseau n'a jamais été observé. Y apparut aussi une allusion au massacre par les blancs d'un millier de bisons. Or le massacre des bisons ne commença que deux décennies plus tard, après la mort de Seattle.

Les indiens ont la réputation de privilégier l'approche communautaire sur le système de propriété individuel, ce qui en font les chou-choux de nos intellos go-go. Pourtant, quand les ressources se faisaient rares, pour éviter la tragédie, ils avaient recours à des formes de distribution des territoires, pour donner à chacun un incitatif à la préservation.

Dans les grandes réserves de l'Ouest, les tributs Shoshone et Arapahos, par le biais de la moto-neige, des armes à feu et du collectivisme où personne n'est responsable de rien, les orignaux, wapitis et cervidés furent complètement annihilés, malgré d'excellentes conditions environnementales.

Et voilà pour la grande spiritualité écologique de l'Indien.




lire les commentaires sur le forum

Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantLes Premiers habitants de l'Amérique furent BLANCS

NeRZuL, le 21 Fév 2009


Les Premiers habitants de l'Amérique furent BLANCS


Source

L'homme de Kennewick est le nom donné aux restes d'un homme préhistorique retrouvés près du fleuve Columbia, à côté de la ville de Kennewick, dans l'État de Washington au nord-ouest des États-Unis. Le squelette fut mis au jour à la suite d'un éboulement de la rive et retrouvé le 28 juillet 1996, lors de la course annuelle d'hydroglisseurs sur la Columbia par deux jeunes spectateurs qui avaient trébuché sur un "galet" rond, en fait le crâne de l'homme de Kennewick. Jim Chatters, le paléanthropologue local convoqué sur les lieux constata aussitôt que le crâne, manifestement ancien, a des caractères caucasoïdes comme les européens. Il décide alors de fouiller plus avant et d'extraire les 350 fragments du squelette plus ou moins complet d'un même individu.

Après plusieurs études, les spécialistes estiment que l'homme de Kennewick a vécu entre 9 200 et 9 600 ans (datation au carbone 14). Ceci fait de ce squelette l'un des quatre plus vieux découverts en Amérique. D'autres analyses ont révélé que cet homme aurait les caractères physiques caucasiens et non amérindiens. Cette découverte remet en cause la théorie du peuplement asiatique du continent américain : il semblerait que la colonisation du « Nouveau Monde » soit plus complexe qu'il n'y paraissait.

Son découvreur le décrit ainsi : « C’est le seul (squelette) aussi complet et aussi vieux aux États-Unis. Il appartenait à un homme d’une quarantaine d’années à la face étroite, au menton proéminent. Il n’avait pas une vie paisible. Il crispait souvent la bouche et pleurait sans doute beaucoup... » Pourtant, selon ses analyses, cet homme ne ressemble visiblement pas aux autres hommes peuplant la région à cette époque : visiblement, son anatomie est de type « caucasoïde », c’est-à-dire européen, et non mongoloïde comme les asiatiques et les indiens d'Amérique. De plus, les techniques utilisées pour la fabrication des pointes de silex sont les mêmes que celles utilisées à l’époque des Solutréens il y a 17 000 ans dans la France actuelle. Faites par l'Américain Douglas Wallace(Université Emory à Altanta), les recherches sur l'ADN mitochondrial des Amérindiens d'une tribu du nord-est des États-Unis ont permis de corroborer cette hypothèse. Elles dévoilent en effet qu'il existe une souche ouest-européenne remontant à environ 15 000 ans. Ce qui prouve que la première vague migratoire d'humains en Amérique a pris son essor de l'actuelle Europe. Autres squelettes de type européen :

Les ossements de la Femme de Peñon (environ 13 000 ans), découverts près de Mexico présentent aussi des caractéristiques europoïdes.

Les restes d'un homme de type caucasien, en partie momifié, a été retrouvé sur le site de la Grotte des Esprits, au Nevada ; il a été daté entre -11 000 et -8000.




lire les commentaires sur le forum

Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantProjet d’un centre islamique à St-Hyacinthe bloqué

PPL, le 20 Mai 2010


Projet d’un centre islamique à St-Hyacinthe bloqué


Source

Le 30 avril 2010 le Courrier de Saint-Hyacinthe annonçait à la population qu’un certain Said Ouguedir voulait louer un local d'une superficie de 1100 pieds carrés au premier étage de la Place Saint-Antoine, un édifice commercial situé à proximité du Marché-centre dans le centre-ville de Saint-Hyacinthe pour y instaurer un centre islamique. Le centre prévoyait entre autres louer des espaces adjacents aux siens pour y créer une école où la langue arabe serait enseignée.

Jusqu’ici rien n’est inhabituel; il s’agit d’un scénario qui se répète dans plusieurs villes québécoises. Là où la situation se gâte est lorsque l'on apprend que suite à la parution de l’article dans le Courrier de Saint-Hyacinthe, il y aurait eu des pressions sur le propriétaire des lieux et de la frustration de la part des citoyens et commerçants, à un point tel que le propriétaire annula le projet.

L'ouverture prochaine d'un centre islamique est loin d'être vue d'un bon œil par les propriétaires de Crêpes et Gourmets, un restaurant situé en dessous du futur lieu de culte.

« Si l'on m'avait dit un jour, qu'un lieu de prière musulman viendrait s'installer au-dessus de ma tête, jamais je ne me serais installé à Saint-Hyacinthe », laisse tomber avec émotion, Pierre Chiffoleau, propriétaire de cette crêperie bretonne.

« Est-ce que c'est normal que la Corporation de développement commercial de Saint-Hyacinthe encourage le développement d'un lieu de prières à caractère musulman au centre-ville de Saint-Hyacinthe? Ce n'est tout de même pas banal », poursuit-il visiblement ébranlé par l'installation de ce lieu de culte.

« Je pense que ce type d'activité devrait s'installer dans un lieu plus discret qu'un centre-ville », estime sa conjointe, Violette Martel.

Simon Cusson, le directeur général de la Société de Développement du Centre-ville (SDC) mentionne avoir reçu plusieurs appels téléphoniques de ses membres à la suite de la parution du reportage dans LE COURRIER. Nous pouvons donc constater que le refus n’était pas simplement de la part du propriétaire du Crêpes et Gourmets mais également de la majorité des commerçants.

Les propriétaires de Crêpes et Gourmets dont le restaurant est situé en dessous des locaux où devait être aménagé le centre islamique ont poussé un soupir de soulagement en apprenant que leur propriétaire avait changé son fusil d'épaule.

« Mon beau-frère est Tunisien et l'islam je le connais par cœur. Je peux vous dire que les Musulmans ont une façon de vivre qui n'est pas tellement compatible avec la nôtre. Une mosquée n'a pas sa place dans un centre-ville », soutient Pierre Chiffoleau qui avoue « rester vigilant et ne pas baisser sa garde ».

Ana Iturriaga la directrice de Forum 2020 qui dit travailler à l’intégration des personnes immigrantes « ne voit aucun problème » à l’instauration d’un centre islamique à St-Hyacinthe puisqu’il en à un à Rimouski. Madame Iturriaga ne semble pas connaître la définition du mot intégration, puisque un centre qui veut promouvoir des valeurs contraires à celle de la société québécoise et qui veut faire la promotion d’une langue étrangère ainsi qui a l’intention de convertir des québécois est tout sauf un signe d’intégration. Madame Iturriaga déplore même la réaction des Maskoutains. Malheureusement son organisation ne semble pas respecter le choix des habitants locaux et aimerais plutôt leur imposer sa vision des choses, ce qui n'est pas très ‘démocratique’ de sa part.

Un autre journaliste a également décidé de faire la morale aux citoyens de St-Hyacinthe, un certain Martin Bourassa (voir ici: http://www.lecourrier.qc.ca/nouvelle/15971/ ). Ce journaliste écrit que la réaction des citoyens était engendrée par la peur. Depuis quand réagir et protéger la cohésion sociale et son pays contre l’islamisation constitue de la peur? Comme si ne pas réagir et tout accepter était un signe de courage. Si les Maskoutains s'étaient laissés faire malgré leurs désaccords alors là ça aurait été un signe de peur et non le contraire. La peur c’est exactement ce que les médias (comme ce journaliste) essaient d’imposer aux citoyens du Québec pour les empêcher de dénoncer ce qui se produit chez eux en les taxant de xénophobes et d’intolérants.

Par contre Martin Bourassa a raison sur un sujet, cela risque d’être une partie remise, alors les Québécois doivent rester sur leurs gardes, tout comme le propriétaire du Crêpes et Gourmets.

Ce n’est pas tout, le Courrier de Saint-Hyacinthe poursuit avec un sondage Internet sur le projet de la mosquée, évidemment comme partout ailleurs les citoyens de Saint-Hyacinthe ne veulent pas de centre islamique dans leur ville, la forte majorité du sondage révèle que les citoyens sont contre, «90% des 100 premiers répondants voyaient d'un œil négatif l'ouverture». Mais comme par magie lors de la nuit du 25 au 26 avril le résultat du sondage est changé par une centaine de répondants. Le tout, selon le site Point de Bascule ( http://www.pointdebasculecanada.ca/brev ... nipule.php ), semble être de la manipulation médiatique.

La Fédération des Québécois de Souche souhaite d’abord saluer les Maskoutains pour leur courage et pour avoir prévenu temporairement l’islamisation de leur ville. La FQS dénonce également la désinformation de la part des médias qui trop souvent décident à la place des citoyens ce qu’ils doivent et ne doivent pas penser.

Les citoyens de St-Hyacinthe ont compris ‘qu’à Rome on fait comme les romains’ et les médias devraient apprendre à respecter ce choix. Ils sont incontestablement un exemple à suivre.

FQS

lire les commentaires sur le forum

Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantConséquences sociales du multiculturalisme…

PPL, le 12 Fév 2010


Conséquences sociales du multiculturalisme…


Source

Voici un reportage sur la vie d’un jeune garçon norvégien dans un quartier à majorité immigrante. On voit bien les conséquences sur sa vie et le précipice qui le sépare de ses parents qui aiment le multiculturalisme en théorie, mais qui ne le vivent pas vraiment. On voit également le repli identitaire que cela provoque chez l'enfant qui s’identifie clairement comme chrétien vis-à-vis les Musulmans, même si sa mère se dit athée. On voit aussi l’endoctrinement de la mère à cause de son éducation et ce qui est triste c’est que c’est son fils qui en paye le prix.

Même complètement submergé dans le multiculturalisme, avec une éducation aucunement identitaire ou raciale, une réaction se développe naturellement. Très intéressant.

Bon visionnement.







lire les commentaires sur le forum

Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantÊtre Blanc, c'est être Raciste! (?)

de NeRZuL le 09 Avr 2010, 12:26


Être Blanc, c'est être Raciste! (?)


Source

L’anti-racisme est une industrie en plein essor au Canada, un pays tellement ravagé par le racisme ontologique des Blancs que des mesures de rééducation s’imposent, ainsi qu’une sorte de génocide culturel.

Le journaliste Jonathan Kay a eu la patience de consacrer quatre soirées à un atelier intitulé « Réfléchir à la blanchitude (whiteness) et agir contre le racisme » destiné aux travailleurs communautaires de la région de Toronto. Il signe un article sous le titre «Blanc et coupable» dans le National Post sur cet atelier qu’il qualifie de « spectacle » étrange et plutôt risible.

La solution proposée par l’animatrice de l’atelier pour venir à bout du racisme rampant au pays ? Remplacer le capitalisme et la démocratie, intrinsèquement racistes, par le communisme, seul régime capable de garantir l’égalité et de mettre fin à l’oppression des minorités par la majorité tyrannique.

Mr Kay relate que les ateliers, dispensés dans le jargon marxiste de l’époque de la Guerre froide, ont des allures de comités de quartiers où les camarades sont invités à faire leur auto-critique en public en vue de purger leurs pensées, leurs paroles et leurs actes de tout résidu bourgeois contre-révolutionnaire. Ici, les participants, tous des Blancs, confessent leur «racisme» inné et omniprésent et scrutent chacune de leurs syllabes pour traquer et auto-censurer tout racisme inconscient. «Le Canada est un pays suprémaciste blanc, a dit une participante, et par conséquent, je tiens pour acquis que je suis raciste », rapporte Mr Kay.

Autrement dit, les Blancs devraient être présumés coupables :

On enseigne même que le fait d’exiger des preuves de racisme, une accusation sérieuse, serait du « racisme démocratique », « Je suis en outre coupable de “racisme démocratique”. En effet, nous avons recours à des principes en apparence neutres au plan racial, tels que “l’équité procédurale”, et nous exigeons des “preuves” claires qu’un acte répréhensible a été commis au lieu de confronter directement les cas où, à prime abord, il y a racisme. « Il semble que nous sommes toujours à la recherche d’autres preuves », a dit l’instructeur, une militante de gauche chevronnée qui donne ce cours depuis plusieurs années. « En matière de racisme, vous devez faire confiance à votre instinct. » L’article de Mr Kay témoigne de l’état pathétique de l’industrie de l’anti-racisme au pays. Des psychanalystes devraient d’ailleurs se pencher sur le caractère profondément hystérique de ce culte de la haine de soi. Cet article offre aussi un exemple du détournement orwellien de la charte des droits en vue de justifier le remplacement de la démocratie par un régime totalitaire. Les islamistes ont recours au même procédé, bien qu’ils poursuivent un agenda théofasciste, d’où leur alliance stratégique avec l’extrême gauche et les multi/interculturalistes.



lire les commentaires sur le forum

Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantQuébec, un nom Amérindien ou Francais ?

Nomad, 16 Aoû 2009


Québec, un nom Amérindien ou Francais ?


Source

Voici une étude très intéressante sur laquelle je suis tombé par hasard. Il s'agit d'une analyse de l'origine du mot Québec. L'auteur démontre qu'il s'agit d'un mot d'ancien Français plutôt que d'un mot amérindien. Cette thèse est plutôt surprenante. Bonne Lecture!





QUÉBEC EST UN NOM FRANÇAIS par Georges Gauthier Larouche 2 juillet 2008

AVANT-PROPOS

La question de savoir si le nom de Québec est un nom amérindien ou français est encore d'actualité, quatre siècles après la fondation de cette ville, même si la majorité des auteurs qui ont commenté ce sujet depuis le début de notre histoire se sont prononcés en faveur de son origine amérindienne.

Sa signification française ayant été discréditée puis ridiculisée, il convient de reconsidérer le problème et de faire la lumière sur ce nom qui identifie à la fois la capitale du Québec et la province, cas unique au Canada.

Cette étude a pour but d'apporter des preuves géographiques, historiques et linguistiques de l'origine française - plus précisément médiévale et celtique - du nom Québec.

Elle est une adaptation pour le support internet de ma brochure publiée en 1990, intitulée Québec est bel et bien un nom français

PREUVES GÉOGRAPHIQUES ET HISTORIQUES DE L'ORIGINE FRANÇAISE

Les conditions géographiques naturelles à l'origine

Entre le golfe du Saint-Laurent et le lac Ontario - le premier des cinq Grands Lacs qui tient lieu de source du fleuve Saint-Laurent - le site de Québec est des plus remarquables, tant du point de vue fluvial que terrestre.

Ce grand fleuve possède des rives qui ont, entre autres caractéristiques, celle de se rapprocher peu à peu depuis l'estuaire maritime jusqu'à Québec. Ainsi à Sept-Îles, la rive nord est distante de la rive sud d'environ cent vingt kilomètres; à Baie-Comeau, de cinquante-sept; à Tadoussac, de vingt-cinq; à Québec, un seul kilo­mètre les sépare.

À cet endroit, ses eaux sont resserrées dans un détroit qui marque la transition entre le bras de mer à l'aval et le parcours fluvial proprement dit à l'amont.

Vis-à-vis de ce détroit, la colline ou promontoire de Québec n'est pas moins saisissante que le fleuve, principalement à cause de la forte déclivité de son flanc est et de sa hauteur qui atteint environ une centaine de mètres.

Ainsi, l'étroitesse du fleuve à cet endroit et le mur imposant du promontoire sont-ils les deux traits fondamen­taux et indispensables à la compréhension du mot Québec.

À cette double caractéristique, il s'en ajoute une troisième, non moins importante que les deux précédentes et identifiable, en parti­culier, sur les documents cartographiques des XVIIe et XVIIIe siècles. Il s'agit de l'embouchure de la rivière Saint-Charles qui, au début de nos temps historiques, atteignait environ un kilomètre (Figure 1) à marée haute donc la même largeur que le fleuve devant Québec.

Est-il besoin de rappeler que la pointe nord-est de la colline de Québec formait l'extrémité de ce qui avait été une ancienne île (Figure 2) limitée à l'ouest par un bras du fleuve et sur laquelle se dressent aujourd'hui Québec, Sillery et Sainte­-Foy l. Les nombreux méandres de la rivière Saint-Charles, notamment celui qui se trouvait près de l'embouchure, constituaient alors les derniers vestiges de l'invasion marine postglaciaire (Figure 3).

Or, c'est ce grandiose cadre naturel qu'ont connu quelques nations autochtones, Jacques Cartier et ses compagnons, Samuel de Champlain, Robert Giffard et plusieurs générations d'immigrants français, avant que ne débute le remplissage des rives sur le pourtour du promontoire et à l'embouchure de la rivière Saint-Charles, surtout à partir du XVIIIe siècle.

La présence française à la fin du XVIe siècle

Lorsque Jacques Cartier vient mouiller l'ancre sur la rive gauche de la rivière Saint-Charles en 1535, un an après son premier voyage dans le golfe du Saint-Laurent, il découvre un important chef-lieu wendat (huron)2 nommé Stadacone, Stadacona ou Stadaka3. Monseigneur L.-F. Richer Laflèche croyait que ce mot signi­fiait «aile»4. Pour Louis Moreri5, Stadaka signifiait «montagne», sens le plus plausible qui, selon Bacqueville de La Potherie, était d'ailleurs employé par les Indiens lorsque les Français vinrent s'établir en Nouvelle-France6. Ce grand village indien devait être situé sur le promontoire de Québec et vraisemblablement installé à l'extrémité, comme on peut le déduire de certaines allées et venues des Indiens en 1535, couvrant à peu près l'es­pace actuel allant du Séminaire de Québec à l'Hôtel-Dieu.

Lors de son troisième voyage en 1541, Jacques Cartier installe son fort à Cap-Rouge, quelques milles seulement en amont de Québec, probablement pour s'éloigner des autochtones qui habitaient encore Stadacone7.

Pendant les quarante-quatre années qui suivent le dernier voyage de Jacques Cartier, l'amont du fleuve est négligé par les pêcheurs qui concentrent plutôt leurs efforts dans le golfe du Saint-Laurent et aux alentours de Terre-Neuve.

Cependant les choses changent en 1585 avec Jacques Noël, neveu de Jacques Cartier qui se rend jusqu'à Hochelaga - aujourd'hui Montréal - où il escalade le mont Royal dans le but d'examiner les environs. Il obtient en 1588 avec son associé Chaton de La Jannaye un monopole des mines et pelleteries, monopole révoqué ensuite par Henri III, à cause des récriminations de ses adversaires. Parmi sa parenté, il avait été précédé par Étienne Noël qui faisait partie de l'équipage de Jacques Cartier en 1541, et peut-être de celui de 1535 8.

En 1587, Jean et Michel Noël, fils de Jacques, viennent à leur tour dans le Saint-Laurent où ils perdent quatre petits navires au cours d'une bataille entre traitants concur­rents 9. Toujours pendant cette même année 1587, Jacques Noël informe le géographe anglais Richard Hakluyt qu'étant allé à Hochelaga, il pouvait se permettre de faire observer que les Grands Lacs - selon les dires d'indigènes qu'il avait ren­contrés en 1585 - étaient en réalité beaucoup plus au sud que ceux relevés sur la mappemonde Orbe Novo de Pietro d'Anghiera - Pierre Martyr éditée en 1587, puis dédiée à Richard Hakluyt, et dont copie avait été transmise à Jacques 10. Celui-ci connaissait en outre une carte marine que son oncle avait dessinée et il possédait même une autre carte marine qu'il avait copiée sur celle de son oncle ou produite lors de son voyage de 1585 et qui servait à ses fils en 1587 11.

Malgré la rareté des renseignements relatifs aux allées et venues des Français à cette époque, il apparaît toutefois évident que des Normands circulaient dans le fleuve Saint-Laurent à la fin du XVIe siècle, plus précisément seize ans avant que Champlain ne fasse son premier voyage en 1603. Plus près encore de 1603, le malouin François Gravé, futur fidèle compagnon de voyage du fondateur de Québec à partir de 1603, et son associé pendant de nombreuses années 12 , se serait même rendu jusqu'à Trois-Rivières avant 1599 13.

Dès lors, pour comprendre les circonstances de l'apparition du mot Québec, il ne suffit pas seulement d'admettre que des Normands naviguaient dans le Saint-Laurent à cette époque, comme se sont contentés de le dire certains historiens de la fin du XIXe siècle, mais surtout de tirer les conséquences qui s'imposent concernant sa signi­fication.

La disparition des Amérindiens

Or, précisément entre le dernier voyage de Jacques Cartier en 1541 et le premier voyage de Champlain en 1603, soit pendant cette période même où les Français se rendent dans le Saint-Laurent, les Amérindiens, pour diverses raisons, avaient quitté ses rives 14.

Avant d'aller plus loin, compte tenu de ce fait historique important, une question se pose : comment les adeptes de l'origine amérin­dienne peuvent-ils concilier l'absence des autochtones à Québec et le fait que ceux-ci aient pu fournir une désignation indienne à ce lieu?

Même présents à Québec, eussent-ils eu la moindre idée de désigner un site topographique par un hydronyme?

La première attestation du nom Quebecq

Il est capital de préciser que la première attestation du nom Quebecq apparaît en 1601 sur la carte de Guillaume Levasseur, cartographe dieppois 15 qui était à l'affût des plus récentes informations concernant les voyages des Normands dans le Saint-Laurent 16. Il est orthographié Quebecq, sans accent aigu sur le premier e, et il se termine par la lettre q (Figure 4).

Bien plus, le mot Quebecq est écrit à côté du mot indien SADGONA - une légère déformation de Stadacona - dont la présence voisine du mot Quebecq procure à ce dernier un relief tout par­ticulier.

La connaissance de la carte de Guillaume Levasseur remonte peut-être, chez les toponymistes, disons aux années 1980. Elle était tombée en oubli jusque là. Peut-être que l'historien Harrisse était le seul à la connaître avant 1900. Nos auteurs qui ont adhéré à la thèse de l'origine amérindienne ignoraient donc que la première attestation du vocable identifiant le lieu-dit Quebecq était antérieure à 1603.

Or, lorsque ce point essentiel est connu, les données et la perspective du problème changent radicale­ment, parce que Champlain n'est plus le premier sur la liste des attestations et que les argu­ments des historions et des missionnaires du XIXe siècle fondés sur l'antériorité et la noto­riété de Champlain tombent par le fait même.

Le premier voyage de Samuel de Champlain

Accompagné de François Gravé, Champlain mouille l'ancre à «Quebec qui est un destroict de la riviere de Canadas qui a quelque trois cens pas de large l7.» Ici, il est plutôt curieux que les adeptes de l'origine amérindienne aient omis d'utiliser ce passage pour appuyer leur thèse et pour pro­clamer que Québec signifiait «détroit».

De fait, ils l'ont négligé - sauf l'abbé Laverdière qui l'utilise mais dans un contexte diffé­rent où il affirme, à tort d'ailleurs, que le nom de Québec est rencontré pour la première fois en 1603 18 - et, dès lors, ils ont ignoré l'ensemble de l'extrait qui, en revanche, a beaucoup de poids en faveur de l'origine française. En effet, après avoir décrit ce qu'il voyait, Champlain ajoute :

«il y a le long de la coste dudict Quebec, des diamants dans des roches d'ardoises, qui sont meilleurs que ceux d'Alençon 19».

À elle seule déjà, la première ligne de ce second extrait permet de constater que, dans l'esprit de Champlain, et ce, dès 1603, Quebec s'appliquait tout bonnement à la terre ferme, c'est-à-dire à la côte, au cap, et non au fleuve, puisque l'un des premiers sens qu'on attribue au mot côte est celui de «pente d'une colline», déjà attesté en 1150 20, c'est-à-dire la terre ferme immédiate.

Sources de l'ambigüité du sujet

Des historiens et des missionnaires ont prétendu que le mot Québec était d'origine amérindienne en fondant leur opinion à la fois sur les témoignages de l'avocat et historien Marc Lescarbot, du fonda­teur de Québec Samuel de Champlain et de l'his­torien jésuite F.-X. Charlevoix.

L'avocat et historien Marc Lescarbot

Voici ce qu'il écrit dans son Histoire de la Nouvelle-France (1612; première édition 1609):

«Or quand je considère la route de Jacques Cartier en son premier voyage, je la trouve si obscure que rien plus, faute d'avoir marqué ce passage (de la baie de Campseau). Car nos mariniers se servent le plus sou­vent des noms de l'imposition des Sauvages, comme Tadoussac, Anticosti, Gachepé, Tregato, Misamichi, Campseau, Kebec, Batiscan, Saguenay, Chischedec, Mantanne et autres 21».

Kebec :

«C'est un détroit de la grande rivière de Canada que Jacques Cartier nomme Achelaci où le Sieur De Monts a fait un Fort et habitation de François auprès duquel lieu y a une rivière qui tombe d'un rocher fort haut et droit 22».

Le lecteur aura remarqué que la rivière qui tombe d'un rocher fort haut et droit est la chute Montmorency. Il aura noté aussi l'erreur de Lescarbot lorsque celui-ci écrit que Kebec avait été nommé Achelacy par Jacques Cartier. Nous savons bien que Cartier a identifié ce lieu - d'aileurs sans le nommer - comme étant Stadacone, non Achelacy qui corespondait, au XVIe siècle, à une agglomération iroquoise située au sud-ouest de Québec, dans les environs de Portneuf 23.

Puis à propos de Samuel de Champlain, il rappelle que celui-ci,

«délibéra de se fortifier en un endroit de la rivière de Canada que les Sauvages nom­ment Kebec à quarante lieues au-dessus de la rivière Saguenay. Là elle est réduite à l'étroit et n'a que la portée d'un canon de large; et par ainsi est le lieu fort commode pour commander par toute cette grande rivière 24».

Notons deux points :

1. Dans les trois extraits précités, Lescarbot utilise, la graphie d'allure amérindienne Kebec, comme les Jésuites le faisaient d'ailleurs systématiquement dans leurs écrits. Nous verrons plus loin ce qu'il faut penser de cette graphie.

2. Si Lescarbot avait connu la carte de Guillaume Levasseur, il aurait écrit Quebecq, non Kebec.

Le fondateur de Québec Samuel de Champlain

En 1613, le fondateur de Québec s'exprime ainsi dans cet extrait maintenant fort connu :

De l'isle d'Orléans jusques à Quebecq y a une lieue & y arrivay le 3 Juillet, où estant, ie cherchay lieu propre pour nostre habitation : mais ie n'en peus trouver de plus commode ny mieux scitué que la pointe de Quebecq ainsi appelée des Sauvages laquelle estoit remplie de noyers & de vignes 25.

De cet extrait il apparaît vraisemblable de conclure que Champlain faisait allusion à l'extrémité du cap qui s'avançait dans le fleuve, cette pointe de Quebecq ainsi appelée des Sauvages dont il faut tenter d'expliquer la formulation.

En 1613, Champlain publie son premier récit de voyage, soit cinq ans après la fondation de Québec et quatre ans après la publication de l'Histoire de la Nouvelle-France par Lescarbot. C'est dans ce contexte que l'on doit essayer de trouver une explication valable à la dite formule de deux manières différentes : soit que Champlain ait transmis l'opinion de Lescarbot - ce qui reste invérifiable - soit qu'il ait pu entendre les Indiens eux-mêmes, revenus à Québec au moins depuis 1608, utiliser un mot indigène de même consonance que le mot Québec déjà en usage chez les Français et qu'il ait pu penser qu'ils attri­buaient leur mot à la pointe, alors qu'ils l'appliquaient au rétrécissement du fleuve. Cette explication est fort plausible et vraisem­blable. Quoi qu'il en soit, il est fort difficile d'élaborer davantage sur ce point et, contrairement à ce qui a été fait, l'on ne peut honnêtement se ser­vir de cette expression de Champlain pour affirmer que Québec est un mot d'origine amérindienne. L'ambiguïté de la formule «ainsi appelée des Sauvages» tient aussi au fait que Champlain, d'une part, déclare que «cette pointe est appelée Quebecq par les Sauvages» - donc il s'agit bien de la terre ferme - alors que les historiens et les missionnaires du XIXe siècle et d'autres après eux n'ont jamais cessé de faire de ce mot un hydronyme et que, d'autre part, le principal intéressé, Champlain lui-même, n'était pas apte à distinguer dans la prononciation du mot indien la différence qui le séparait du mot français.

L'historien jésuite F.-X. Charlevoix

Contrairement aux deux premiers témoignages qui remontent au début de la colonie, celui du père jésuite F.-X. Charlevoix, bien que plus tardif, est néanmoins essentiel à la connaissance de l'évolution de la thèse officielle. Il écrit :

«Le fleuve au-dessus de l'île d'Orléans se rétrécit tout-à-coup de telle sorte que devant Québec il n'a plus qu'un mille de largeur; c'est ce qui a fait donner à cet endroit le nom de Quebeio, ou Quebec, qui en langue Algonquine signifie rétrécisse­ment. Les Abénaquis dont la langue est une (sic) Dialecte Algonquine, le nomment Quelibec, qui veut dire ce qui est fermé, parce que de l'entrée de la Petite Rivière Chaudière, par où ces Sauvages venaient à Quebec du voisinage de l'Acadie, la pointe de Lévi, qui avance sur l'Isle d'orléans cache celui du Nord, de sorte que le Port de Quebec ne paraît de là qu'une grande Baye 26».

En dépit des prétentions du père Charlevoix, jamais personne avant lui, à notre connaissance, n'avait utilisé le mot Quebeio comme équivalent du mot Québec et auquel il attribuait le sens de «rétrécissement». Il ajoute que le mot Quelibec est de dialecte abénaquis et désigne le même endroit et signifie «ce qui est fermé».

Le père Charlevoix est le premier commentateur à affirmer que l'endroit nommé Quebec est l'équi­valent du mot algonquin Quebeio et que Quebec signifie «rétrécissement». Or, en utilisant ce texte moins connu comme preuve, certains tenants de l'origine amérindienne n'ont pas davantage remarqué qu'il est, lui aussi, ambigu puisque le lieu dont parle Charlevoix est aussi bien la ville que le détroit. En effet, lorsqu'il parle de la ville, Charlevoix applique naturellement à celle-ci le nom de Quebec, ce qui devrait normale­ment exclure le sens de «rétrécissement» qu'il lui attribue ensuite de façon abusive.

Donc c'est virtuellement à partir de 1744 que s'est répandue la signification incorrecte du mot Québec et, en conséquence, son identification à l'élément liquide, d'abord chez les historiens depuis F.-X. Garneau (1845) qui donnaient à Québec l'équivalent d'allure amérindienne Kebec; ensuite chez les missionnaires qui proposaient Kepek et d'autres formes semblables comme équivalentes de Québec; enfin, petit à petit, au sein de la population.

L'opinion des historiens

À la suite du père Charlevoix, presque tous les adeptes de l'origine amérindienne aux XIXe et XXe siècles ont attribué le sens de «rétrécisse­ment» ou de «détroit» aux deux mots orthographiés Québec et Kebec. L'autre signification donnée est le qualificatif inadéquat «c'est bouché», «c'est obstrué» ou «c'est fermé» qui fut même entériné par l'historien J.-B.-A. Ferland27 et par l'abbé C.-H. Laverdière28. L'arpenteur Joseph Bouchette, en 1815, avoue n'avoir aucun moyen de vérifier si le nom tire son origine de l'Algonquin, de l'Abé­naquis ou du Normand 29. Le folkloriste Luc Lacourcière, quant à lui, n'aborde pas la défini­tion du nom 30.

Influencés aussi par le père Charlevoix, Stanislas Vassal 31, J.-B.-A. Ferland, C.-H. Laverdière et N.-E. Dionne 32 croient que le nom est de dialecte algonquin, tandis que Benjamin Sulte 33, P.-G. Roy 34, Amédée Gosselin 35 et James Douglas 36 opinent simplement que Québec est un nom indien habillé à la française. Luc Lacourcière va dans le même sens et précise qu'il est un nom indien parfaitement assimilé au fran­çais 37. Pour F.-X. Garneau 38 et Étienne Faillon 39, le nom ne peut être qu'amérindien. Plus près de nous, Jean Poirier est également de cet avis 40.

Cette revue de l'opinion des historiens est complétée par celle de l'historien Denys Delâge dont voici un passage écrit récemment en 2008 :

«Lorsqu'il arrive à Québec en 1608, Champlain nomme l'endroit «Québec» ainsi, écrit-il, que l'appelaient les «Sauvages». Il s'agit de la transformation en langues algonquiennes du radical «Kebh» signifiant «bouché» et du locatif «ek» signifiant «là où» que l'on traduit par «là où c'est bouché» ce qui désigne le rétrécissement du fleuve 41».

Cet historien croit - à tort - que Champlain est l'auteur du nom Québec et ajoute que Québec a été transformé en Kebhek, sans expliciter comment cela a pu se faire. Il est surprenant que nous en soyons encore là en 2008.

L'opinion des missionnaires

Contrairement aux historiens qui ont employé indifféremment les formes orthographiques Québec, Kébec, Kebec ou Kebbek pour expliquer la signifi­cation de ce nom, les missionnaires, eux, marqués par leurs contacts avec les nations autochtones, ont utilisé des formes amérindiennes ou d'allure amérindienne; somme toute, leurs opinions sont contradictoires. Monseigneur Laflèche croit que Québec - équivalent de Kepak, temps indéfini du verbe Kipaw - est d'origine crie et signifie «c'est bouché»42; pour les PP. L.-S. Malo et J.-M. Bélanger, le mot Kibek ou Kebek est d'ori­gine micmaque et veut dire «rétrécissement des eaux» 43. Quant aux PP. Arnaud 44 et Lacasse 45, ils sont convaincus que Kaepek ou Kepek est un terme montagnais qui signifie «débarquez», «venez à terre», «lieu où l'on débarque». Le père Arnaud, poussé par sa fantaisie du moment, va même jusqu'à mettre en relation - et ce, pour deux termes totalement étrangers et apparus à des époques dif­férentes - le sens de «débarquez» pour Kaepek et «amis» pour Kanatats. Pour lui, Québec! Canada! signifiait «Débarquez! Amis!».

À côté de cette opinion purement gratuite, le même père Arnaud, cette fois plus réaliste, rejette avec raison l'origine micmaque du nom parce que les Français, dit-il, trouvèrent à L'origine la nation montagnaise et non la nation nicmaque à qui il ne serait jamais venu à la pen­sée d'appeler «bouché» ou «rétréci» un fleuve d'un kilomètre de large; mise au point importante qui a peut-être échappé à l'archéologue Charles Martijn dans son article daté de 1991 46. Ajoutons qu'a fortiori, ils n'auraient jamais eu l'idée d'attribuer au site de Québec, donc à un lieu géographique de la terre ferme, le sens qu'ils n'auraient même pas osé attribuer au détroit du fleuve !

Les adeptes de l'origine française

Affirmer que Québec est un nom de lieu français n'est pourtant pas une chose nouvelle. Cela remonte même à 1709.

Le père jésuite Camille de Rochemonteix écrivait alors:

«Pour le nom de cette ville, comme elle est scituée en partie sur un gros cap qui avance beaucoup et qui fait une espèce de bec dans le fleuve, (c'est nous qui soulignons) les premiers qui le virent qui étaient Normands, remarquant la figure qu'il faisoit se mirent à dire les uns aux autres : Queubec! Depuis ce tems cet endroit a porté ce nom et on l'a donné à la ville qui y est bastie 47.»

1722: Claude Bacqueville de La Poterie citait l'étymologie française du nom en avançant toutefois qu'il ne pouvait en garantir l'authenticité 48.

1738: L'avocat Claude Lebeau croit lui aussi que le nom est français 49.

1749: Voici l'observation du grand naturaliste Pierre Kalm :

«Lorsqu'on descend à la voile à la hauteur de l'île d'Orléans on n'aperçoit pas cette partie du Saint-Laurent qui est en amont de la ville, mais on croit que la rivière Saint-Charles, qui alors se trouve juste en face, est la continuation du fleuve; puis si l'on avance un peu plus on découvre le véritable cours du Saint-Laurent qui ressemble à première vue à un grand golfe ou embouchure 50.»

Il poursuit ainsi:

«C'est ce qui amena un marin à s'écrier lorsqu'il le vit à l'improviste «Que Bec», c'est-à-dire «Quelle embouchure» ou encore «Quel golfe». Et c'est ainsi que la ville reçut son nom.»

1901: Andrew Stuart 51

1926: Pascal Poirier 52

Sauf Andrew Stuart qui opinait que Québec était un mot emprunté en France, les quatre autres auteurs ont noté qu'il pouvait être décomposé en deux sylla­bes. Pascal Poirier est l'auteur qui est allé le plus loin dans son explication, mais son texte, forcément incomplet, ne pouvait emporter l'adhé­sion. Enfin plus près de nous, l'historien Marcel Trudel 53 mentionne Québec en même temps que Trois-Rivières, et le lecteur peut déduire, d'après le contex­te, que cet historien n'est peut-être pas réfractaire à ce que Québec soit de langue française.

Composition du nom Québec

Ce nom est formé de deux syllabes.

La syllabe -que ou -qué

:idea: Cette syllabe marquée ou non d'un accent aigu résulte d'une élision de l'adjectif exclama­tif quel, comme cela se rencontrait dans le Berry, la Lorraine, le Nivernais et la Normandie 54. C'est le même genre d'élision qui se retrouve aussi dans l'adjectif indéfini quèque ou quéque 55, utilisé dans les provinces françaises et encore constamment employé au Québec dans le langage courant.

La syllabe -becq ou -bec

Cette syllabe est en fait un mot complet possédant une double acception.

1. D'abord celle de ruisseau qu'il faut cependant écarter, provenant du vieux mot scandinave Bekkr56, très fréquent dans les noms de lieux anglais 57 et dans le nord de la France. Parmi plusieurs noms de cours d'eau dans cette partie de la France dont -bec est le terme final, on peut citer Robec, Brébec et Bricquebec 58, mot avec lequel Québec fut d'ailleurs quelquefois associé mais de façon fantaisiste, à cause de la ressem­blance des deux noms. Québec, et Bricquebec n'ont ni lien logique, ni lien de pa­renté entre eux, puisque Bricque vient de Brekka signifiant «colline» 59 et que -bec provenant de Brekkr a le sens de «ruisseau».

Le bec

Il s'avère qu'une pointe de terre située au confluent de deux rivières à l'extrémité d'un promontoire maritime est un bec dans le vocabulaire géographique. Selon Alain Rey, ce sens remonterait à 1345.

2. 0. Block et W. Von Wartburg signalent que le mot bec est indiqué comme gaulois par Suétone 60. Selon Littré, il s'agit également d'un mot gaulois qui se retrouve dans le néo-celtique. En bas breton, dit-il, on écrit bec ou beg; en gaélique, béic d'où beak en langue anglaise. C'est ce que donne aussi Bernard Tanguy dans son ouvrage sur Les noms de lieux bretons 61. Le géo­graphe Albert Demangeon le définit comme un mot probablement d'origine celtique signi­fiant «UNE POINTE DE TERRE AU CONFLUENT DE DEUX RIVIÈRES ou L'EXTRÉMITÉ D'UN PROMONTOIRE MARI­TIME 62». Constatons qu'on ne peut trouver une définition qui s'adapte mieux à la pointe de Québec, d'autant qu'à l'origine - comme nous l'avons vu - son aspect était très accentué par la profondeur de la baie de Biscaye et la grande embouchure de la rivière Saint-Charles.

L'orthographe de bec

Au XVIe siècle, l'orthographe de ce mot était becq. Les consonnes contigües c et q se retrouvaient soit au milieu, soit à la fin des mots, comme en témoignent plusieurs exemples :

doncques, réplicques, rebecquer dans le Pantagruel de Rabelais 63 ;

bancq, estancq, affourcq dans la narration des voyages de Jacques Cartier 64 ;

avecq, becquets, cocq, socq dans un document notarié du XVIIe siècle choisi au hasard 65 ;

Sercq, île anglo-normande située à l'ouest de la France ;

Audruicq, chef-lieu de commune du Pas-de-Calais ;

plusieurs noms patronymiques français que l'on peut découvrir au hasard de nos lectures.

L'orthographe du nom Québec

Une simple vérification dans les Oeuvres de Champlain montre que celui-ci a commencé à employer Québec, avec l'accent aigu, vers 1618-­1620 si l'édition reflète bien le manuscrit. En général toutefois, la forme Québec ne se rencontre pas très souvent au XVIIe siècle, ni durant la première moitié du XVIIIe siècle, et il apparaît que l'usage de l'accent aigu ne se soit répandu qu'à partir de la première décennie sui­vant la Proclamation royale du 7 octobre 1763 où le nom de Province de Québec apparaît officielle­ment, pour désigner le territoire le plus habité de la Nouvelle-France.

En 1977, l'adoption de la charte de la langue française rendait nécessaire l'officialisation du nom. Mais ce n'est qu'au mois de juin 1985 que le nom Québec, avec l'accent aigu, fut officialisé par l'organisme qui s'occupe des noms de lieux au Québec.

Cette graphie Québec avec l'accent aigu qui remonterait donc aux années 1620 environ, a prévalu jusqu'à nos jours, tout en occultant la graphie Quebecq qui était plus conforme à l'ancien français et qui, à cause de l'absence de l'accent aigu, reflétait certainement mieux la réalité physique, en tenant compte de l'accentuation sur la première syllabe et de la désinence en cq.

L'emploi de Quebec sans accent ayant été le fait des anglophones depuis toujours, l'officialisation du nom, fondée sur l'obligation de mettre l'accent aigu, contrairement à l'usage répandu chez les anglophones, était un faux problème - même si l'on peut, à la rigueur, admettre la pertinence d'une officialisation - car Quebec sans accent est tout aussi français que Québec avec l'accent

Au fait, c'est le mot dépourvu de l'accent qu'il importe de considérer. Lescarbot et les Jésuites ont écrit Kebec et, à cause de ce k initial, les tenants de l'origine amérindienne ont pu être abusés par cette forme qui a effectivement une allure amérindienne. Cependant ils n'ont pas remarqué que cette écriture était un reliquat du français du Moyen Age puisque le k, ayant la même valeur phonétique que Qu 66, pouvait noter le grou­pe Qu devant e et i encore au XVIIe siècle. Ainsi pouvons-nous faire la même observation pour le topo­nyme Quinté ou Kenté qui identifiait au XVIIe siècle une baie sise sur le lac Ontario.

Quebecq n'est pas l'équivalent linguistique de Kepek, Kebek ou Guepeg

Monseigneur Laflèche déclare que les Indiens du golfe du Saint-Laurent emploient le mot Kepek 67 et le père Jean-Marie Bellanger, un missionnaire qui a très bien connu la langue des Micmacs, affirme également que ceux-ci utilisent le mot Kebek pour désigner un petit détroit ou resserrement d'une rivière entre deux pointes de terre 68. Au fait, Kepek, Kebek, de signification amérindienne, ou Guepeg est un nom commun utilisé notamment par les Micmacs pour désigner ce trait géographique de n'importe quelle rivière.

Outre cela, la thèse des adeptes de l'origine amérindienne est contredite par les Indiens eux-mêmes. Claude Lebeau signale précisé­ment qu'ayant demandé à des Indiens qui connais­saient plusieurs langues indigènes si Québec était un mot de langue indienne, ils répondirent qu'il était français et qu'ils ne connaissaient aucun nom indien qui sonnait de cette façon et qu'ils savaient bien que les Algonquins, les Iroquois et les Hurons appelaient autrefois cette montagne Stadaka 69. Et dans le même ordre d'idée, selon Andrew Stuart, les noms de lieux descriptifs al­gonquins sont généralement des polysyllabes et il serait surprenant de trouver dans cette langue une désinence aussi abrupte que -bec 70. Ceci est également l'opinion d'Alfred Hawkins.

Ce qui a trompé les tenants de l'origine amérindienne tient au fait que le mot indigène Kepek «rétrécissement» - et les autres formes orthographiques amérindiennes semblables - proposées durant la deuxième moitié du XIXe siècle sous la plume de monseigneur Laflèche en 1857 et des PP. Arnaud et Lacasse, respectivement en 1880 et 1882, est un calque presque parfait du mot français Quebec, par son nombre de lettres, par ses deux syllabes, et enfin, par sa prononciation également presque identique, notamment à cause du rapprochement entre les labi­ales b et p. Prononcés à quelques pieds de dis­tance et un peu rapidement, aucune oreille ne peut saisir la différence. Kepek ressemble tellement au mot Quebec, qu'il a fini par s'y fondre et à imposer sa définition.

La paternité du nom

Souvenons-nous que le mot Quebecq est publié sur la carte de Guillaume Levasseur en 1601. Comme celui-ci n'a pu inventer ce nom, il a bien fallu qu'il lui soit transmis par quelqu'un vers 1600, et ce quelqu'un pourrait être François Gravé qui, s'étant rendu jusqu'à Trois-Rivières avant 1599, se serait acquitté de cette tâche après avoir peut-être joué un certain rôle - qui sait, le rôle majeur - dans la dénomination de Quebecq et 3 Rivieres, deux nouveaux noms qui apparaissent sur cette carte71. Il ne faudrait pas non plus oublier Jacques Noël, prédécesseur de François Gravé. Quoiqu'il en soit, le nom français est apparu sur un document cartographique, avant même que Champlain mette les pieds à Québec pour la première fois et au moment où les Indiens ne s'y trouvaient plus. Et celui qui a inventé ce nom, sur place, en apercevant le promontoire, de l'est, n'a pu éviter de penser qu'il constituait une exclamation qui signifiait Quel Bec»!

La thèse officielle qui a prévalu jusqu'à nos jours prétendant que Québec est un mot d'origine amérindienne, implique que le nom français Québec est calqué sur un mot amérindien et qu'il est pos­térieur à ce mot amérindien.

La thèse exposée dans notre texte affirme au contraire que Québec, étant un mot français, d'origi­ne médiévale et celtique, est arrivé avant le mot indien Kepek et que c'est ce dernier qui est un calque du mot français. Elle démontre de plus que l'opinion des historiens et des missionnaires s'est imposée à partir du milieu du XIXe siècle, au détriment de la chose la plus naturelle qui soit, savoir, l'attribution à ce site étonnant et exceptionnel le mot qui lui convenait parfaitement: Quebecq.

Que l'on nous comprenne bien!

Quebecq ne dérive pas de Quel bec! comme on l'a écrit trop souvent. En aucune circonstance personne n'a prononcé Quel Bec! en voyant le cap pour la première fois en venant de l'est. L'auteur présumé a seulement prononcé Quebecq!

Résumé

L'auteur du nom

Inconnu. Toutefois les circonstances de l'apparition du nom militent en faveur de Jacques Noël ou de François Dupont Gravé.

Le lieu

Pointe de terre, ou bec, situé à la confluence de deux cours d'eau. L'aspect exceptionnel du lieu, vu de l'est, suggère à l'auteur le nom de Quebecq.

Le nom

Il s'agit d'un nom topographique composé de l'adjectif exclamatif quel, élidé en que, suivi du nom commun français bec d'origine celtique.

La signification

Quelle pointe! Quelle avancée de terre! Quel cap! Quel bec!

Le truchement

Le cartographe dieppois Guillaume Levasseur, en 1601 au plus tard.

Quand à Kepek, il s'agit d'un nom commun de langue micmaque, un hydronyme signifiant «rétrécissement des eaux».

En définitive

QUEBECQ n'a rigoureusement aucun rapport avec kebhek, kepek ou guepeg, sauf celui de l'exceptionnelle consonance auditive. L'un est un toponyme; l'autre est un hydronyme. De telle sorte que Quebecq ne peut signifier «rétrécissement des eaux» et encore moins «là où c'est bouché».

POSTSCRIPTUM

Dans Picture of Quebec d'Alfred Hawkins (Quebec, Printed by Neilson & Cowan, MDCCCXXXIV, 476 p.) page 119, une illustration du sceau de William De la Pole comte de Suffolk, daté de 1420, attire notre attention. Cette étonnante illustration est une copie tirée d'un ouvrage sur l'héraldique d'un auteur écossais nommé Edmonstone.

La légende mutilée qui entoure le sceau a été restaurée ainsi: SIGILLUM WILLIELMI DE LA POLE, COMITIS SUFFOLCHIAE DOMINI DE HAMBURY ET DE QUEBEC.

Sur ce sceau daté de 1420, on aperçoit le nom Quebec parfaitement lisible, en haut, à gauche du sceau.

La présence du nom Quebec sur ce sceau a donc convaincu Alfred Hawkins de rejeter l'origine indienne du nom Quebec, sa signification française Quel bec! et, en définitive, de croire que le nom de notre ville était un transfert direct et indiscutable d'un lieu normand.

Si la copie du sceau est fidèle à l'original, la question ne laisse pas de nous intriguer, car des toponymistes réputés de France n'ont jamais fait allusion, à ma connaissance, à un quelconque bourg ou lieu-dit Quebec existant en Normandie au début du XVe siècle, alors que Bricquebec - auquel l'historienne Raymonde Litalien vient récemment en 2008 d'associer Québec, à tort bien entendu - est bien relevé dans leurs répertoires.

Pour corroborer cette dernière assertion, Quebec est absent, contrairement à Bricquebec qui est bien présent dans les Actes de la Chancellerie d'Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise (1422-1435), Paris, A.Picard, 1907.

Selon moi, Alfred Hawkins a été imprudent de croire que le nom de notre ville était un transfert toponymique normand, fondé sur la seule présence du nom Quebec sur le sceau de 1420, car nous n'avons aucun moyen de vérifier, ni l'existence, ni la configuration d'un bourg, d'un domaine ou d'une propriété quelconque ayant appartenu au seigneur De la Pole.

En outre, il est difficile d'imaginer que l'auteur du nom Quebecq ici même ait pu associer un lieu mineur normand avec le site grandiose de Québec, à supposer que ce lieu normand existât.

À la fin, ce Quebec de 1420 ne pourrait manquer d'être la cible d'une analyse toponymique serrée ou au moins de conjectures toponymiques. Si ce nom a vraiment existé en Normandie, il signifierait quoi.

La question reste en suspens.

ANNEXE FORMES ORTHOGRAPHIQUES

Voici une liste aussi exhaustive que possible des formes orthographiques du mot Québec et un certain nombre d'occurrences relatives à chacune d'elles.

1 QUEBECQ

· QUEBECQ (Carte de Guillaume Levasseur, 1601)

· L'Abitation de QUEBECQ (Champlain, Oeuvres, 1613)

· tous demeurant aud QUEBECQ (Contrat de mariage de Jean Nicolet et Marguerite Couillard, greffe de Jean Guitet, 22 octobre 1637)

· a QUEBECQ (Marché entre Zacharie Maheust et Zacharie Cloutier, greffe de Guillaume Audouart, 30 septembre 1637)

· enclos de QUEBECQ (Réserve d'Ailleboust, 10 février 1649)

· habitant demeurant à QUEBECQ (Vente par Pierre Lognon à Jean Bourguignon, greffe de Jean Badeau, 11 juin 1654)

· QUEBECQ (Extrema Americae Versus Boream ubi Terra Nova Francia, Joan Blaeu, 1662)

2 QUEBECK

· QUEBECK (Carte de la Nouvelle France ou est compris la Nouvelle Angleterre, Nouvelle Yorc, Nouvelle Albanie, Nouvelle Suède, La Pensilvanie, La Floride &c. Attribuée à J.-B.-L. Franquelin, 1651)

3 QUEBEC

· QUEBEC (Carte géographique de la Nouvelle franse...1611 Champlain)

· QUEBEC (Carte géographique de la Nouvelle franse en son vray meridien, Champlain, 1613)

· QUEBEC (Oeuvres de Champlain, 1620 à 1627)

· QUEBEC (Nova Francia et regiones adjacentes, Johanne de Laët, 1630)

· Les Annales de 1 Hotel Dieu de QUEBEC (Soeur Jeanne Françoise Juchereau de Saint-Ignace, 1636-1716)

· commis au greffe de QUEBEC (Concession de terre par Robert Giffard à Noël Langlois, greffe de Jean Lespinasse, 29 juin 1637)

· gardenotte de QUEBEC (Acte de partage entre Jacques Caumont et P. Gadouart, greffe de Jean Guitet, 3 janvier 1638)

· demeurant a la paroisse de QUEBEC (Procuration d'Antoine Martin dit Montpellier, Laurent Bermen, 16 mai 1649)

· QUEBEC (Le Canada faict par le Sr de Champlain, P. Duval, 1653)

· QUEBEC (Le Canada ou Nouvelle France, Nicholas Sanson, 1656)

· Vray plan du haut & bas de QUEBEC comme il est en 1660, Jean Bourdon de Tadoussac jusques à QUEBEC (Histoire véri­table ... P. Boucher, 1664)

· resident a QUEBEC (Proces verbal darpentage pour le Sieur Godron Poty, Jean Le Rouge, 19 décembre 1676)

· fait a QUEBEC (Requeste respondue de Monsieur Lyntendant pour le passage des Eaux, 11 avril 1684)

· QUEBEC (A Monseigneur de La Barre Gouverneur et Lintendant general pour le Roy... Louis Jolliet, 1689)

§ fait a QUEBEC (Enregistrement des titres de noblesse de Nicolas Juchereau de Saint Denis, greffe de A. Peuvret, avril 1700)

· prévosté et admirauté de QUEBEC (Succession François Hazeur, 22 juin 1708)

· Table pour l'intelligence du plan de QUEBEC en l'année 1709, Levasseur de Néré

· Extrait des registres du Conseil supérieur de QUEBEC, 3 juillet 1745

· Partie du cours du fleuve de Saint Laurent depuis QUEBEC jusqu'au cap aux Oyes, Nicolas Bellin, 1761

· Par son Excellence Jacques Murray, Ecuyer, Gouverneur de QUEBEC, 25 mars 1761

· La Gazette de Quebec 1796

4 QUEBEQ

· il me fut impossible de ne rien faire pour l'habitation de QUEBEQ (Oeuvres de Champlain, 1613)

· sont arrivées en ce Lieu de QUEBEQ le premier jour (Acte de réception des Hospitalières à Québec le ler août 1639 par M. de Montmagny)

· habitant demeurant aud QUEBEQ (Inventaire des biens de Guillaume Hébert, greffe de Martial Piraube, 21 octobre 1639)

· faict au fort St Louis de QUEBEQ (Transport aux reverends Peres de la compagnie de Jesus par Mr Gand, greffe de Martial Piraube, 19 février 1640)

· Guillaume Couillard habitant de QUEBEQ (Déclara­tion de Guillaume Couillard, greffe de Guillaume Tronquet, 22 juillet 1646)

· tabellionnage de QUEBEQ (Bail par Olivier LeTardif par la Compagnie de la Nouvelle France à Louis Gasnier, greffe d'Henry Bancheron, 27 octobre 1646)

· residant a QUEBEQ (Marché de construction de maison pour le Sr de Shavigny, greffe de Claude Lecoustre, 15 septembre 1647)

· QUEBEQ (Copie anonyme, Louis Jolliet, 1674) (Nouvelles découvertes de plusieurs Nations Dans la Nouvelle France)

5 QUEBEK

· De QUEBEK le 10 octobre 1674 (Lettre de Louis Jolliet à Monseigneur de Laval) QUEBEK (Canada Orientale Mare del Nord, Vicente Coronelli, 1690)

· habitations des gouvernements de QUEBEK (Mémoire de Gédéon de Catalogne... 1709)

· La paroisse est desservie par un des prêtres du Seminaire de QUEBEK (Gédéon de Catalogne, 1709)

6 QUESBEC

· demeurant en leur maison de QUESBEC (Concession des Peres Jesuites à Mathieu Chourel, greffe de Laurent Bermen, 6 mars 1649)

· habitant demeurant à QUESBEC (Inventaire des meubles de Guillaume Huboust et de feue Marie Rollet, greffe de Laurent Bermen, 21 août 1649)

· soldat au fort de QUESBEC (Bail par Martin Boutet à Anne Gasnier veuve de Clement du Vault, greffe de Laurent Bermen, 24 septembre 1649)

· charpentier demeurant à QUESBEC (Marché entre Jacques Leneuf de La Potherie et Paul Chalifou, greffe de Laurent Bermen, 29 octobre 1649)

7 QUÉBEC

· à QUÉBEC (Oeuvres de Samuel de Champlain, 1620­-1629)

· QUÉBEC (Plan de la ville de Québec en la Nouvelle France ou sont marquées les Ouvrages faits et à faire pour la fortification par le Sr de Villeneuve, circa 1690)

· QUÉBEC (Carte d'une partie du cours du fleuve Saint Laurent... dessinée après 1760 par un anonyme

· Par devant le notaire public de la province de QUÉBEC (Concession par M. de Salaberry à Jean Langlois dit Traversy, greffe de Louis Miray, 24 février 1779.

8 QUEBEIO

· cet endroit le nom de QUEBEIO (Histoire... F.-X. Charlevoix, 1744)

9 QUELIBEC

· le nomment QUELIBEC (Histoire... F.-X. Charlevoix, 1744)

10 QUABEC

· QUABEC (Recueil, Stanislas Vassal, 1845)

11 KABEC

· fort de KABEC (Déclaration au sujet de la traite d'autrefois, greffe de J. de Godefroy, 23 octobre 1648

12 KEBEC

· KEBEC (Histoire... Marc Lescarbot, 1609)

· habitation de KEBEC (Relation...P. Père Biard, 1611)

· lieu appelé KEBEC (Relation...P. Charles Lalemant, 1626)

· nous voyons a plein KEBEC devant nous (Le Grand Voyage... Sagard Théodat, 1632)

· supérieur de la résidence de KEBEC (Relation... P. Paul Le Jeune, 1634-1637)

· Catalogue des bienfaiteurs de Notre Dame de Recouvrante de KEBEC... 1634-1660

· Carte depuis KEBEC jusques au cap de TOURMENTE, Jean Bourdon, 1640)

· Supérieur de la résidence de KEBEC (Relation... P. Pierre Vimont, 1641-1645)

· Carte ...de la rivière de Kebec, S. le Cordier, 1696

· Plan du séminaire de KEBEC en Canada, 1714 (Noël Baillargeon, Le Séminaire de Québec, t. 2, p. 220)

13 KÉBEC

· Supérieur de la résidence de KÉBEC (Relation... P.P. Le Jeune, 1638-1640)

14 KEBECQ

· une place de maison scize audit pays sur le quay du dit KEBECQ (Vente par Nicolas le Vieux à Florentin Lambert, 18 avril 1658, BRH, XXII, 1916)

15 KEBECQK

· la grosse duquel contrat est au dict KEBECQK (Ibid.)

16 KEBEK

· KEBEK (Carte de Francesco Giuseppe Bressani Novae Franciae Accurate Delineatio, 1657)

· KEBEK (Carte générale de Canada...Lahontan, 1706)

17 KÉBEK

· KÉBEK (Recueil, J.-M. Bélanger, 1865)

18 KIBEK

· KIBEK (Recueil, L.-S. Malo, 1845)

19 KAEPEK

· KAEPEK (Recueil, Charles Arnaud, 1880)

20 KEPED

KEPED (Recueil, Charles Arnaud, 1880)

21 KEPEK

§ KEPEK (Recueil,Mgr Richer Laflèche, 1857)

22 GEPEG

GEPEG (Les noms indiens de mon pays... J.-E. Guinard)



lire les commentaires sur le forum

Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantEthnies européennes

par MagnaLaurentia, 13 Aoû 2009


Ethnies européennes


Ethnies européennes (La classification dans des sous-groupes et le nombre peut être approximative) – environs 635 millions en Europe

- Européen d’origine slave – 226 millions en Europe


-Russes – 90 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Russians
-Ukrainiens – 43 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Ukrainian_people
-Polonais – 38 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Poles
-Tchèques – 10 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Czechs
-Serbes – 12 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Serbs
-Biélorusses – 10 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Belarusians
-Bulgares – 8 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Bulgarians
-Croates – 5 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Croats
-Slovaques – 5 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Slovaks
-Macédoniens – 1.6 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Macedonians_(ethnic_group)
-Slovènes – 2 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Slovenes
-Monténégrins – 0.6 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Montenegrins

Européens d’origine latine – 190 millions en Europe


-Français -61 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/French_people
-Italiens - 53 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Italians
-Espagnols – 40 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Spanish_people
-Catalans - http://en.wikipedia.org/wiki/Catalan_people
-Roumains – 23 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Romansh_people
-Portugais – 10 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Portuguese_people

Européens d’origine germanique – 180 millions en Europe


-(Allemands, Autrichiens et Suisses) 89 millions

-Allemands – http://en.wikipedia.org/wiki/Germans
-Autrichiens - http://en.wikipedia.org/wiki/Austrians
-Suisses - http://en.wikipedia.org/wiki/Swiss_(people)
-Anglais - 45 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/English_people
-Néerlandais – 23 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Dutch_people

Scandinavie (22 millions)


-Norvégiens - http://en.wikipedia.org/wiki/Norwegian_people
-Suédois - http://en.wikipedia.org/wiki/Swedish_people
-Danois - http://en.wikipedia.org/wiki/Danish_people
-Féringiens - http://en.wikipedia.org/wiki/Faroese_people
-Islandais - http://en.wikipedia.org/wiki/Icelanders

Européens d’origine celtique – 2 à 22millions en Europe


-Irlandais – 6 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Irish_people
-Écossais – 6 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Scottish_people
-Gallois – 5 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Welsh_people
-Bretons – 5 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Breton_people

Européens d’origine « autre » - environs 40 millions en Europe


-Grecs – 12 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Greeks
-Lithuaniens – 3.1 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Lithuanians
-Lettons – 1,4 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Latvians
-Hongrois – 12 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Hungarians
-Finlandais – 6 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Finnish_people
-Estoniens – 1 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Estonians
-Basques - 0.7 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Basque_people
-Maltais - 0.4 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Maltese_people

Européens aux États-Unis - 223 millions (74.20%) - http://en.wikipedia.org/wiki/European_American

Européens du nord


-Britanniques – 36 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/British_American
-Anglais – 28 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/English_American
-Écossais-irlandais – 5 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Scotch-Irish_American
-Écossais – 20 à 25 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Scottish_American
-Gallois – 1,9 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Welsh_American
-Danois – 1,5 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Danish_American
-Estoniens – 25 034 - http://en.wikipedia.org/wiki/Estonian-American
-Finlandais – 700 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Finnish_American
-Islandais – 42 716 - http://en.wikipedia.org/wiki/Icelandic_American
-Irlandais – 37 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Irish_American
-Lithuaniens – 700 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Lithuanian_American
-Norvégiens – 4,6 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Norwegian_American
-Suédois – 4,4 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Swedish_American

Européens de l’ouest


-Basques – 57 793 - http://en.wikipedia.org/wiki/Basque-American
-Néerlandais – 5 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Dutch_American
-Français – 11 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/French_American
-Allemands – 50,7 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/German_American
-Autrichiens – 735 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Austrian_American
-Suisses – 1 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Swiss_American

Européens de l’est


-Biélorusses – 750 00 - http://en.wikipedia.org/wiki/Belarusian_American
-Bulgares – 55 000 à 300 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Bulgarian_Americans
-Tchèques – 1,7 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Czech_American
-Hongrois – 1,5 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Hungarian_American
-Polonais – 10 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Polish_American
-Roumains – 460 000 à 1,1millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Romanian-American
-Russes – 3,1 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Russian_American
-Slovaques – 1,2 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Slovak_American
-Ukrainiens – 900 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Ukrainian_American

Européens du sud


-Croates – 400 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Croatian_American
-Grecs – 1,3 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Greek_American
-Italiens – 17,8 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Italian_American
-Macédoniens – 51 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Macedonian_Americans
-Portugais – 1,4 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Portuguese_American
-Serbes – 169 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Serbian-American
-Slovènes – 176 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Slovene_Americans
-Espagnols – 354 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Spanish_American

Les Blancs du continent africain - 5,1 à 7,3 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/White_African


-Les Blancs d'Afrique du Sud - 5,2 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Whites_in_South_Africa
-Les Afrikaners - 3,6 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Afrikaner
-Les Blancs du Namibie - 125 000 à 150 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Whites_in_Namibia
-Les Blancs du Kenya - 62 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Whites_in_Kenya
-Les Blancs du Zimbabwe - 46 700 - http://en.wikipedia.org/wiki/Whites_in_Zimbabwe

Brésiliens d’origine européenne

Les Blancs au Brésil – 93 millions (49% de la population du Brésil) - http://en.wikipedia.org/wiki/White_Brazilian

Principaux groupes ethniques


-Portugais – présence majeure - http://en.wikipedia.org/wiki/Portuguese_Brazilian
-Italiens – 25 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Italian_Brazilian
-Espagnols – 15 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/Spanish_Brazilian
-Allemands – 5 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/German_Brazilian
-Anglais – 3,2 millions - http://en.wikipedia.org/wiki/English_Brazilian
-Polonais – 1,8 million - http://en.wikipedia.org/wiki/Polish_Brazilian


-Américains – 220 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/American_Brazilian
-Argentins – 120 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Argentine_Brazilian
-Autrichiens - http://en.wikipedia.org/wiki/Austrian_Brazilian
-Belges – 6 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Belgian_Brazilian
-Bulgares – 8 000 à 90 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Bulgarian_Brazilian
-Croates – 145 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Croatian_Brazilian
-Tchèques – 5 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Czech_Brazilian
-Néerlandais - http://en.wikipedia.org/wiki/Dutch_Brazilian
-Finlandais – 90 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Finnish_Brazilian
-Français – 500 000 à 1 million - http://en.wikipedia.org/wiki/French_Brazilian
-Grecs – 50 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Greek_Brazilian
-Hongrois – 80 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Hungarian_Brazilian
-Lettons – 25 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Latvian_Brazilian
-Lithuaniens – 200 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Lithuanians_in_Brazil
-Maltais – 58 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Maltese_Brazilian
-Russes – 200 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Russians_in_Brazil
-Scandinaves – 850 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Scandinavian_Brazilian
-Ukrainiens – 400 000 - http://en.wikipedia.org/wiki/Ukrainians_of_Brazil



lire les commentaires sur le forum

Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivant« Métissage culturel », une nouvelle illusion

par Nomad, 09 Août 2009


Source

« Métissage culturel », une nouvelle illusion


Multicultiralisme, « hybridation », « métissage culturel », une nouvelle illusion théorique dans les sciences sociales.

Nous reprenons ci-dessous quelques extraits d'un texte de Pierre-André Taguieff, directeur de recherche au CNRS.

(Les intertitres sont de nous)

[...]

Espoir des élites, crainte des masses

On sait que la globalisation constitue un processus planétaire complexe dont la première caractéristique est d’accélérer les échanges, les transferts et les mélanges, et, partant, d’ébranler les identités collectives substantielles, de les rendre instables et provisoires, alimentant incertitudes et craintes dans les masses territorialisées, et suscitant au contraire de l’espoir dans le monde des élites transnationales. [...]

Le mot magique de métissage

Le discours d’éloge de la globalisation ou de la mondialisation, oubliant l’anxiété croissante provoquée par la dissolution des formes sociales et des spécificités nationales, met au premier plan ces caractéristiques supposées positives, qui semblent s’opposer sainement aux attitudes racistes de rejet des mélanges raciaux, de réification des identités collectives et de fermeture aux échanges entre cultures ou au « dialogue des civilisations ». Les mondialisateurs heureux y voient un progrès général de la tolérance et de l’« ouverture à l’autre », la promesse d’une universalisation rapide de l’écoute réciproque des cultures, processus qu’on célèbre ordinairement comme « enrichissant ».

L’évaluation positive des phénomènes de syncrétisme culturel s’est accentuée chez les théoriciens de la globalisation ayant recours à la métaphore de l’« hybridité », de l’« hybridation » ou du « métissage » (Clifford, 1994 ; Pieterse, 1995 ; Werbner, 2004). Idée paraissant simple, voire lumineuse : la globalisation étant une « hybridation », elle serait en elle-même un mécanisme antiraciste, en ce qu’elle tendrait à faire disparaître la hantise du métissage qui forme le noyau dur de la pensée raciste moderne, en même temps qu’elle effacerait les entités ethno-raciales abusivement érigées en absolus ou en essences a-temporelles. [...]

Hybridité valorisée à l'extrême

L’hybridité est ainsi valorisée à l’extrême, comme expérience humaine, méthode d’invention et de création, et aussi comme style de vie caractérisé par sa « richesse » et son « ouverture ». C’est là suggérer qu’une existence « métissée » constitue la plus haute forme de l’existence humaine. Le « métissage », métaphoriquement généralisé, tend ainsi à devenir une méthode de salut. Le mot « métissage » lui-même prend une valeur magique : il est invoqué comme une force agissante.

Métaphores simplistes racialisantes

Les métaphores choisies et indéfiniment sollicitées par les critiques, les sociologues et les anthropologues ont toutes des connotations biologisantes, voire racialistes : « mélange », « croisement », « hybridation » ou « hybridité », « métissage ». Elles présupposent l’existence d’un état premier ou originel, un état de non-mélange jugé heureusement dépassé (ce serait même un « progrès »), caractérisé par la « pureté » des entités en question (de la « race » à la « culture », en passant par l’« ethnie »). Un état de nature, qu’on peut dire « sauvage », que les zootechniciens et les horticulteurs ont les premiers aboli par les techniques de sélection volontaire des « races » et des « variétés, et la pratique d’une hybridation contrôlée. Comme l’a montré Robert Young (1995), les usages culturels de la notion d’hybridité présupposent l’existence d’un passé culturel qui serait « pur », quelque chose comme un état de culture naturel, sans mélanges. Le sociologue et politologue Stuart Hall s’est élevé contre un tel usage du terme d’hybridité, en ce qu’il renvoie à un « processus mettant en présence des cultures au départ unitaires et autonomes qui se seraient ensuite réunies pour donner naissance à de l’hybridation » (Hall, 2009, p. 29). En dépit des intentions « antiracistes » déclarées de leurs utilisateurs, ces métaphores mélangistes racialisent ce à quoi elles renvoient. [...]

Mythe postmoderne de la beauté métisse

Le discours mixophile présuppose l’existence de « races », d’« espèces » ou de « cultures » originellement « pures », état premier qui serait pour ainsi dire « dépassé » par l’état résultant des mélanges, des alliages ou des amalgames. Dans l’éloge contemporain de la « beauté du métis » (Hocquenghem, 1979) s’entend l’écho de celui de la « race » la plus belle, la « caucasienne » selon Blumenbach (1795 et 1804), exprimant l’une des évidences esthétiques de son époque (Bindman, 2002, pp. 190-201 ; Baum, 2006, pp. 73-92). L’idéal esthétique est certes aujourd’hui tout autre : la beauté des mythiques « races pures » a fait place à la beauté mythique des « métis ». Mais dans la célébration du mélange ou du mixte l’on perçoit des rémanences non contrôlées de la vieille fascination exercée par le pur ou l’homogène. Dans l’éloge de l’impureté résonne celui de la pureté. Un écho inversé reste un écho. [...]

De la mixophilie à la francophobie et à la haine de soi

Dans son livre à la gloire du « métis », Hocquenghem marie la dénonciation de l’homophobie à une francophobie assumée, attestée dès le sous-titre de son pamphlet : « Réflexions d’un francophobe ». Liés explicitement ou non à une forme de sociocentrisme négatif ou de patriotisme inversé (philoxénie), les éloges « progressistes » de la « France métisse » se sont banalisés dans les années 1980. C’est ainsi que Jacques Chirac, au cours d’un voyage aux Antilles, a cru pouvoir lancer à son auditoire supposé « métissé » : « Nous sommes tous des métis » (cité par Le Monde, 15 septembre 1987). Le recours à la rhétorique unanimiste est une forme de connivence chère à tous les démagogues. Deux slogans antiracistes, se présentant comme des définitions mixophiles de la nation française, ont été massivement diffusés lors de la seconde « Marche pour l’égalité » (1984) : « La France, c’est comme une mobylette. Pour avancer, il lui faut du mélange » ; « Super, la France marche au mélange » (Taguieff, 1988, p. 381). L’antiracisme français, jusque-là aveugle à la couleur au nom de l’universalisme égalitaire de tradition républicaine, s’est transformé en un antiracisme mixophile prônant le métissage comme une norme majeure (Taguieff, 1995, pp. 53-81). Mais il y a mélange et mélange. L’idéal mixophile s’est en réalité fixé sur le type du métis Blanc/Noir, en s’incarnant par excellence dans la figure de l’afro-américain (ni trop « noir », ni trop « blanc »). [...]

Certains se sont risqués à inclure le président Sarkozy dans le cercle du métissage heureux, en le décrivant comme un « petit Français au sang mêlé ». Mais l’absence de « racines africaines » semble constituer désormais un handicap, du moins dans l’espace médiatique dominé par les normes de la pop-éthique du « métissage ». [...]

Éloge naïf de la fusion rédemptrice, de la raison métisse

Mais chez de nombreux auteurs contemporains célébrant l’hybridation culturelle, on rencontre un éloge plutôt naïf de la fusion rédemptrice, et d’une fusion furtive, qui prend souvent l’allure d’un éloge de la confusion créatrice. Mesuré dans ses analyses, Stuart Hall avance la thèse que l’« hybridité culturelle » est en train de changer la société britannique d’une façon positive : le simple constat qu’un processus de métissage affecte la production culturelle amène selon lui la société britannique à réfléchir sur le fait qu’elle n’est pas culturellement homogène (Hall, 1995). Ce serait là un « progrès ». D’autres théoriciens mixophiles moins prudents attendent le salut de « l’hétérogénéité métisse », où ils croient voir une puissance de « reconstruction permanente » (Nouss, 2002, p. 111).

On peut aller plus loin dans la néo-religion du métissage salvateur. Certains anthropologues militants, adeptes de « l’image enchantée du métissage » (Cunin, 2001), appellent à l’adoption d’une « raison métisse » (Amselle, 1990), quitte à dénoncer quelques années plus tard le « fantasme » ou le « piège » du métissage (Amselle, 1999 et 2000). [...¸]

L'envers du décor : le cosmopolitisme, source d'angoisses

L’envers du décor « métissé », c’est que ces villes « cosmopolites » constituent une source intarissable de peurs, voire d’angoisses, qui alimentent une « paranoïa mixophobique » (Bauman, 2007, p. 119). Et les produits « métissés » font partie du décor des sociétés marchandes mondialisées : le nouveau « cosmopolitisme marchand » fait une grande consommation, notamment en raison de ses effets « somnifères » ou « tranquillisants » (Canclini, 2000a), de l’hybridité dans son discours publicitaire, dans ses bars et restaurants branchés (« hybrides »), dans ses industries culturelles (les « musiques métissées » sont partout) (Hutnyk, 2005). [...]

Le métissage produit l'homogénéité et le conformisme

D’où ce résultat paradoxal : c’est par la diffusion planétaire normative de l’hybridité culturelle qu’est réalisée une homogénéité culturelle ne rencontrant que très peu de résistance. L’hybridation mondialisée est le rouleau compresseur qui produit l’homogénéisation et le nivellement des cultures, l’abolition finale de la diversité culturelle. Qu’opposer au processus d’hybridation supposé « progressiste » sinon les grosses notions d’identité ou de différence culturelle, disqualifiées pour « racisme », « nationalisme », « essentialisme » ou « communautarisme » ? Le combat semble perdu d’avance. Ce qui est sûr, c’est que, dans ce monde « métissé » en perpétuel mouvement, les nouvelles élites « hybrides et transnationales », mobiles et déterritorialisées, « nomades », sans identité définissable, sont comme poisson dans l’eau (Spivak, 1999). Ce monde est fait pour elles, non pour les peuples attachés à leurs langues, leurs paysages, leurs traditions. Leurs célébrateurs professionnels sont surinvités par les médias, avec l’idéologie implicite desquels ils sont en phase. Le discours d’éloge des échanges, des mélanges et du changement perpétuel a la réputation d’être « moderne », c’est-à-dire actuel ou contemporain, donc intrinsèquement bon. Telle est l’expression du conformisme intellectuel de notre temps (Taguieff, 2007, pp. 595-620).

Métissolâtrie sans voix devant le refus d'hybridité culturelle

Par ailleurs, les antiracistes qui s’étaient convertis à la religion du « métissage culturel » se trouvent sans voix devant certaines formes caractérisées de « refus de l’hybridité culturelle », par exemple chez les femmes musulmanes dans nombre de pays européens (dont la France et la Grande-Bretagne). Comment interpréter ce rejet du projet normatif mixophile supposé séduisant, en particulier pour les femmes de religion musulmane ? [...]

Discours publicitaire et pauvreté conceptuelle des sociologues

La leçon épistémologique qu’on peut tirer d’un tel suremploi du vocabulaire contemporain du « croisement » et du « mélange » (de la « mixité » et de la « diversité » au « métissage » et à l’« hybridité »), suremploi qui a fait émerger une langue de bois utilisée par les célébrateurs de la mondialisation comme entrée dans une ère radieuse, c’est que les usages métaphoriques de mots séduisants dans la conjoncture ne remplacent pas les difficiles élaborations conceptuelles, ni la construction patiente de modèles théoriques sur la base d’hypothèses réfutables. Le discours publicitaire, faut-il le rappeler, ne doit pas être confondu avec le langage construit de la connaissance scientifique. S’il ne faut pas « prendre la paille des mots pour le grain des choses » (Leibniz), il ne faut pas non plus prendre les scintillements des métaphores pour des théorisations scientifiques. Des « croisements » aux « branchements », en passant par les « hybridations » et les « métissages », n’assiste-t-on pas à une vaine parade de métaphores trompeuses, impensées, dangereuses dans leurs effets de sens non contrôlés, exprimant l’impuissance conceptuelle des sociologues et des anthropologues face aux conséquences culturelles de la globalisation ?



lire les commentaires sur le forum

Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantLa Désinformation

Nomad, 08 Aoû 2009


Source

La Désinformation


Voici un article écrit par le Renouveau Français sur la Désinformation. Bonne Lecture.

Il est de la plus haute importance aujourd'hui, si l'on veut garder un jugement personnel, de ne pas alimenter sa réflexion, à la source de la pensée unique. Celle-ci dispose de moyens colossaux de communication, qu'elle utilise hardiment, au gré de campagnes de désinformation qui n'ont pour but que de manipuler la pensée de l'opinion. Par ces campagnes, les tenants de cette pensée unique distillent leur idéologie et conditionnent l'intelligence de nos contemporains pour les amener a ne plus penser, ou à ne penser que « politiquement correct »

Il est du devoir de tout homme qui cherche la vérité de ne pas se laisser influencer par les médias ; voici quelques armes qui pourront vous aider à filtrer « les informations » qu'elles peuvent vous donner.

Tout d'abord il s'agit de bien comprendre ce qu'est la désinformation. Vladimir Volkoff la définit comme « une manipulation de l'opinion publique à des fins politiques avec une information traitée avec des moyens détournés ». Dans son livre « Désinformation flagrant délit » il nous donne quatre symptômes pour une campagne de désinformation :


-Tout d'abord, tout le monde dit la même chose . Si tous les courants de presse ont une opinion commune sur un sujet, alors méfiez-vous. Ce symptôme n'est pas suffisant à lui tout seul, et l'unanimité ne peut être une preuve de rectitude.


-L'information ne traite qu'un aspect de la question sans tenir compte d'autres aspects . Nous en avons eu un exemple flagrant pendant la dernière crise des Balkans où la télévision ne montrait et ne parlait que de l'exemple des Albanais sans jamais parler des bombardements subis par la Serbie.


-Tous les bons sont d'un coté, les mauvais de l'autre . Il ne peut pas y avoir tous les gentils d'un coté et tous les méchants de l'autre. Pendant la crise du Kosovo, seuls les Serbes étaient des voleurs et des tueurs, et les Albanais constituaient le « syndicat des pauvres petits » menant une guerre civile en dentelle.


-Le dernier symptôme est la psychose collective . Le public a soif d'images-choc et en redemande. Il ressent le besoin de voir des images marquantes pour ressentir une émotion forte. Ces images ne sont pas forcément du moment présent, et le commentaire amplifie le choc émotionnel. Plus personne ne peut contester ce « qui a été vu » à la télévision (cf Timisoara, Roumanie). Cette manipulation va déclencher de grands mouvements de solidarité envers la population désignée « correcte ».


Il existe aussi des moyens pour fausser les esprits. Alvir et Heidi Toffer, spécialistes de la désinformation, les classent au nombre de cinq.


-Il faut accuser l'ennemi d'atrocités . Même si elles sont fausses, il n'y a jamais de démenti. Seule la confirmation compte parce que le public veut l'entendre. En Algérie, par exemple, les militaires français étaient des bourreaux qui torturaient, alors que le FLN ne commettait aucun massacre.


-Il faut gonfler les enjeux . Le Kosovo, qui n'est qu'une petite province, devenait une région et puis un pays. Les habitants doublaient de nombre, et les exilés triplaient.


-Il faut diaboliser l'adversaire. Milosevic était un dictateur comparable à Hitler, massacrant gratuitement tout Albanais sur son passage.


-Suit le principe de la polarisation . Il faut supprimer toute nuance. Les neutres n'existent pas. Si vous n'êtes pas pour les bombardements au Kosovo, vous êtes pour l'oppression et le nettoyage ethnique.


-Toute information de l'adversaire va être déclarée comme de la propagande .

C'est la méta propagande.

Pour éviter de vous faire piéger par les médias, séparez-vous tout d'abord de votre « télé-poubelle ». Cet outil de propagande n'offre que du prêt-à-penser, conditionne votre jugement. Elle est le véritable « terminal » de la pensée officielle. « Vu à la télé » veut dire Vrai pour nos contemporains, « Pravda », en russe, dans la société soviétique.

La force de l'image rend passif, endort l'esprit de résistance au mensonge, et vous vole votre liberté de conscience.

Ne lisez les journaux qu'avec un esprit critique ; vous éviterez ainsi d'en arriver à ce qu'ils veulent : « Pensez unique, pensez big brother, pensez politiquement correct ».



lire les commentaires sur le forum

Retour à l'accueilAller au précédentAller au suivantStatistiques, criminalité, jeunes, ethnies

Nomad, le 23 Juil 2009


Source

Statistiques, criminalité, jeunes, ethnies


...En ce qui concerne l'origine ethnique des jeunes contrevenants qui séjournent dans les centres de réadaptation pour les jeunes en difficulté, la recherche menée par Camille Messier apporte plusieurs éclairages importants : " Les jeunes garçons contrevenants (80%) ont presque tous commis des délits contre les biens, et un sur deux (51%) a aussi commis des délits contre la personne ; dans ce cas, il s'agit presque toujours de bagarres entre jeunes et de voies de fait parfois commises avec des armes ou occasionnant des blessures. Les délits contre la personne concernent une forte majorité de garçons Haïtiens (78%), et de garçons Noirs anglophones (61%), la moitié de garçons Latino-Américains (50%), 40% de garçons Blancs anglophones, le tiers de garçons autochtones (34%) et le quart de garçons Blancs francophones (24%) " (7).

L'enquête a également permis d'identifier plusieurs facteurs explicatifs à la sur-représentation des groupes minoritaires mentionnés : le facteur séparation parents/enfants, les conflits culturels et intergénérationnels avec les parents, les difficultés d'adaptation scolaire, le fardeau des aspirations parentales, l'utilisation plus fréquente de la judiciarisation des institutions de la société d'accueil, l'impact des placements et des interventions sociales, démission rapide de certains intervenants devant les difficultés rencontrées dans le travail social auprès des parents.



lire les commentaires sur le forum

Site officiel de la Fédération des Québécois de Souche
MMX